Le chef-de-race allemand Monsun est mort
jeudi 13 septembre 2012

Stacelita
Stacelita, une des plus emblématiques filles de Monsun © www.scoopdyga.com

Chef-de-race emblématique de l'élevage allemand et fleuron de son plus prestigieux haras (le Gestüt Schlenderhan, quasi-cent-cinquantenaire et dont a hérité Georg von Ullmann), l'éminent Monsun est mort mardi à 22 ans, humainement euthanasié pour abréger les souffrances d'une maladie neurologique incurable.

Fils du vainqueur de Derby Königsstuhl et issu de la même ascendance maternelle que la gagnante de Preis der Diana Majorität, Monsun a vite fait valoir à l'international ce précieux patrimoine génétique typiquement allemand, vecteur de vraie tenue classique. Entre ses débuts, en autarcie, et son avènement à l'international, son tarif de saillie avait pu être multiplié par quinze, culminant à 120.000 euros en 2007, puis accessible sous l'étiquette "private".

 Témoins, ses remarquables fils (et continuateurs au hara) Schirocco (au palmarès du Derby Allemand d'abord, quadruple Gr.1-winner), Manduro (triple Gr.1-winner), Schiaparelli (Deutsches Derby, quintuple Gr.1-winner), Samum (Deutsches Derby), Getaway (double Gr.1-winner), ainsi que Gentlewave, etc., sans compter les actuels Masterstroke (Grand Prix de Deauville) et Novellist, aspirant classique outre-Rhin - et qui a été son centième Stakes-winner...

 La scène internationale a aussi sublimé ses filles, telles Stacelita (Diane, Vermeille, quadruple Gr.1-winner), Royal Highness, La Boum, et les actuelles Yellow And Green et Waldlerche.

 Et d'ores et déjà, comme père de mères, Monsun se prévaut notamment du vainqueur de Gold Cup Colour Vision, de la championne allemande Night Magic et de l'actuel leader de la génération classique en Allemagne Pastorius.

 Triple vainqueur de Groupe I lui-même sur 2.400 mètres, il avait cependant concédé le Derby à Lando, et a conclu sa carrière sur un accident lors de sa préparation pour une troisième victoire dans le Preis von Europa.

Monsun a illustré au plus haut point la spécificité de l'élevage allemand, dans un contexte où l'excellence résidait exclusivement dans la tenue classique (tous les Groupes I locaux, au nombre de six, proposant alors la distance de 2.400 mètres) et où les étalons se devaient nécessairement de prolonger leurs carrières chez les chevaux d'âge...