Bonnes nouvelles pour le Trotteur Français
jeudi 30 septembre 2021

Aurélie Malet, Jean-Pierre Barjon et Julie Le Dortz lors de la signature du partenariat
Aurélie Malet, Jean-Pierre Barjon et Julie Le Dortz lors de la signature du partenariat © LeTrot

La semaine dernière, LeTrot signait un accord de partenariat historique pour la reconversion des trotteurs en France. Jean-Pierre Barjon, Président de LeTrot, a décidé de s’appuyer sur deux associations pour mettre en œuvre ses actions. Julie Le Dortz, présidente de la Fédération Française de la Reconversion et Aurélie Malet, présidente de Passerelle, nous apportent plus d’informations.

C’est à l’occasion de la réunion de clôture du Meeting d'Été de Paris-Vincennes, que LeTrot signait ses nouvelles conventions au sujet du Trotteur Français. « Il est important d'être suivi par la maison-mère, c’est un gage de crédibilité pour l’avenir, et pour nous permettre de mettre tout en œuvre afin de préserver le Trotteur Français. Aujourd’hui, l'objectif est d’avoir zéro laissé pour compte, et que chaque cheval rentre dans un cadre de restriction », expliquait Aurélie Malet, présidente de Passerelle. Un accord qui n’est pas uniquement financier. En effet, la Société d’encouragement à l’élevage du cheval français souhaite avant tout aider les associations à prendre en charge les chevaux dans les meilleures conditions possibles, à l’issue de la fin de leur carrière. « LeTrot apportera également un soutien moral et logistique dans l’organisation des évènements. Nous avons tous à cœur d’accueillir ces chevaux dans le cadre de la charte du bien-être équin, afin de pouvoir leur assurer une vie paisible jusqu’à la fin de leur vie », ajoute Julie Le Dortz, présidente de la Fédération Française de la Reconversion

Inciter au placement plutôt qu’à l'abattoir

À ce jour, quatorze structures d'accueil sont ouvertes, avec une capacité de 400 chevaux à l’année. Dès lors qu’un propriétaire de cheval de course ressent le besoin de placer un de ses chevaux, ces structures se chargent de toute la logistique du cheval. « Les chevaux de course sont réformés pour de multiples raisons : blessures, fin de carrière, ou, pour les trotteurs, parce qu’ils ne remplissent pas leurs fonctions dans les temps impartis », affirme Julie Le Dortz. Les propriétaires de chevaux restent néanmoins libres de choisir la destinée de leurs équidés, d’où l’intérêt de cette communication avec LeTrot, afin de les inciter au placement plutôt qu’à l’abattoir. Puisque le bien-être animal devient un sujet sociétal, la mise en place de cet accord survient à un moment où le sujet devient une préoccupation dans le milieu équestre, et le monde animal en général. « Un cheval de course ne pourra plus tomber dans de mauvaises mains, et les courses seront totalement exclues de leur futur chemin de vie. Une garantie qui rassure le propriétaire ainsi que l'entraîneur lorsqu'il place le cheval dans nos structures. La garantie de non-consommation humaine et d'abattage est également assurée », explique Julie Le Dortz. Spécialisée dans la reconversion des trotteurs, Aurélie Malet ajoute que la reconversion est une étape incontournable avant le placement d’un cheval, et qu’une charte de qualité permet de garantir le travail des structures qui accueillent les réformés, pour une reconversion optimale. Jean-Pierre Barjon, président de LeTrot, ajoute dans son communiqué de presse que « les trotteurs méritent une deuxième vie à la hauteur des émotions qu’ils nous procurent. » Un accord qui permet à tous les chevaux de course de bénéficier d'une nouvelle chance de se réinsérer dans le milieu équestre.