Des centres équestres font appel à la solidarité !
samedi 11 avril 2020

Centre équestre
Centre équestre © Christine Marquenet

En cette période de confinement qui fait suite à la pandémie du Covid-19, les centres équestres sont en grande difficulté. Ne pouvant pas accueillir de public et gérant tous les chevaux et poneys placés sous leur responsabilité, certaines structures font appel à la solidarité de leurs clients cavaliers.

C’est le cas de Karine Judic, responsable de l’une des plus importantes structures de la région des Pays de la Loire, le centre équestre de la Vaillantière (La Chapelle sur Erdre) qui compte près de 500 licenciés et l’une des plus petites, le petit Chantilly  (70 licenciés) : « J’ai envoyé un mail à tous nos adhérents pour leur expliquer la situation et solliciter leur aide (*). Nous avons eu le plaisir et le soulagement de constater que la quasi majorité de nos cavaliers ont fait preuve de solidarité à notre encontre. L’avenir est cependant encore bien incertain dans la mesure où nous ne connaissons pas encore la durée de ce confinement. Nous aurions pu envisager de reporter les cours mais concrètement, il serait déraisonnable de rattraper la totalité de ces cours dans la mesure où nous ne pouvons augmenter exagérément la charge de travail de nos chevaux ni celles de nos employés, pour le bien-être de tous. »

Des chevaux et poneys au pré et déferrés…

Interrogée sur la gestion de ses chevaux depuis le confinement, Karine Judic précise : « Nous avons la chance d’avoir des prés et paddocks à disposition. Tous les chevaux et poneys d’instruction  sont au pré et la plupart sont déferrés, ce qui nous permet de diminuer un peu les coûts d’entretien. Par contre, nous maintenons en activité et en travail les chevaux qui nous sont confiés par leurs propriétaires. Il est évident que pour les jeunes centres équestres et ceux qui ont peu de terrains extérieurs, la situation est encore beaucoup plus compliquée. »

Le manque à gagner est énorme

Quant à la situation de son centre équestre situé près de Saumur, Thibaut Murzeau s’inquiète : « Plusieurs chevaux ont quitté notre structure lors de l’annonce de l’arrêt des formations à l’institut français du cheval et de l’équitation. Les cours sont bien sûr arrêtés et, le manque à gagner et énorme. A titre d’exemple, la suppression des activités équestres que nous organisons pendant les vacances de Pâques vont engendrer une perte de plus de 5 000 Euros… »

Une cellule de crise régionale

Patrice Château, président du comité régional d’équitation des Pays de La Loire, a mis en place dès le début du confinement une cellule de crise. De nombreuses informations figurent sur le site internet du CRE.

* Voici un extrait du mail envoyé par Karine Judic (avec son accord) :

A défaut d’assurer les cours, nous nous devons de répondre à notre obligation de permanence et de continuité des soins aux chevaux et poneys. La particularité de notre sport est celle que vous louez tous, chers cavaliers, le cheval/le poney comme partenaire bien vivant qui ne peut se remiser sans soins, sans attention. Il faut que nous puissions continuer à couvrir les frais d’aliments, vétérinaires, de maréchalerie et à payer les salaires. Ce virus ne doit pas mettre nos chevaux et poney en danger, ni nos emplois. En tout état de cause, nous comptons sur Vous et sur Votre Solidarité ! Encaisser les mensualités, c'est se placer dans une perspective favorable et se donner la capacité de reprendre l'activité sportive avec tout notre personnel et toute notre cavalerie dès la fin de cet épisode