Reconfinement : le doute persiste chez les propriétaires de chevaux
vendredi 30 octobre 2020

Cheval illustration
Image d'illustration © Eric Knoll

S’ils « peuvent continuer à se déplacer pour aller s’occuper d’eux », comme l’a signalé le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie dans un tweet ce jeudi 29 octobre, un flot de questions a émergé du côté des équitants, mais aussi pour les centres équestres. Dans l’attente de la publication d’un décret, le flou persiste mais la FFE apporte malgré tout quelques précisions.

Dans un communiqué paru ce vendredi soir, la FFE aborde trois des grands points qui soulèvent des questions depuis l’annonce de confinement faite mercredi soir par le président de la République, Emmanuel Macron. Ce jour là, elle lançait avec le CREIF une alerte aux élus concernant la nécessité de prendre en compte le bien-être des chevaux en cas de reconfinement. Celui-ci semblait avoir été entendu puisque le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, avait mentionné dans un tweet paru hier le droit des propriétaires de chevaux à les soigner et les nourrir.
Face à la largeur des propos, les questions n’ont pas tardé à affluer : « Ça concerne uniquement les propriétaires qui ont leur cheval au pré sans surveillance ou aussi ceux qui sont en pension dans une écurie de propriétaire ? », « Quelle case faut-il cocher sur l’attestation ? », « Est-ce qu’on peut les monter ou juste leur faire les soins ? ». Depuis hier et dans l’attente de la publication d’un décret apportant les précisions nécessaires à la bonne compréhension de cette autorisation, plusieurs sons de cloche émanent des différents CDE répartis sur l’ensemble du territoire. 

Dans son communiqué, la FFE précise que « Malheureusement, aucune réponse n'a été apportée aux questions soulevées depuis plusieurs jours pour les activités équestres et notamment l'accès organisé des cavaliers pour assurer l'activité physique des poneys et chevaux indispensable à leur bien-être et à leurs besoins vitaux. Les échanges se poursuivent avec le Gouvernement pour envisager un protocole qui permette ces activités. ». 

Les sportifs professionnels autorisés à pratiquer

L’autre point qu’il conviendra d’éclaircir dans les prochains jours concerne les cavaliers professionnels. S’il a été annoncé par le gouvernement que « l'entraînement et les compétitions à huis clos pourront se poursuivre pour les sportifs en situation professionnelle ainsi que pour ceux listés comme sportif de haut niveau ou espoir. Il en est de même pour les activités de formation professionnelle qui se poursuivent sur site dès lors que l'enseignement à distance n'est pas possible. » Reste à savoir, quels documents seront demandés (un n° de SIRET par exemple) aux professionnels qui se rendront sur les terrains de concours. 
En revanche, « Pour le sport en général, les Etablissements Recevant du Public (ERP) sont dans leur ensemble fermés administrativement, le sport amateur est suspendu et les manifestations sur la voie publique sont interdites. Toutefois, Enfin, un train de mesures économiques et sociales, restant à préciser, a également été annoncé. » Cela signifie donc que les centres équestres doivent rester fermés et ne peuvent accueillir la plus grande majorité des équitants. 

La FFE précise enfin que « Les textes officiels et consignes qui seront publiés dans les jours à venir par les différents ministères seront analysés au plus juste pour vous en partager les contenus utiles à nos établissements équestres. » En revanche, aucune date n’est avancée et il se pourrait que les éclaircissements n’arrivent qu’en début de semaine prochaine. Patience donc, avant de retrouver nos chers équidés. 

Pour consulter le communiqué dans son intégralité, cliquez ici.