A voir absolument ce soir sur France 2 !
jeudi 27 décembre 2007

bruno solo
Photo: Jean Michel Turpin / Bonne Pioche

Dans la série Rendez-vous en terre inconnue », Frédéric Lopez a emmené Bruno Solo à la rencontre des cavaliers Mongols. Ponctuée de rires et d'émotions, cette découverte est d'une richesse fascinante.

Comme avant lui Muriel Robin, Patrick Timsit et Charlotte de Turckheim, Frédéric Lopez a emmené pour quinze jours Bruno Solo, les yeux bandés vers une destination inconnue. Dans l’avion quand il lui révèle le but du voyage, c’est la joie pour le comédien de Caméra Café. Cavalier amateur mais chevronné, très à l’aise à cheval comme on peut le constater durant les 1H30 de film et malgré que « les selles mongoles soient beaucoup plus dures que les selles européennes et obligent à se tenir debout », Bruno s’est totalement impliqué dans l’aventure avec l’humour qu’on lui connait mais aussi avec beaucoup d’humilité et de respect pour son guide Batbayar. La personnalité de ce dernier donne une dimension particulière à cette émission.

La Mongolie est le pays de Gengis Khan, un pays grand comme 3 fois la France avec seulement 2 700 000 habitants, un pays de yourtes, de steppes, de chevaux et de nomades mais aussi de villes polluées, un pays qui a connu le communisme en 1924, son effondrement en 1991, et rencontre aujourd'hui des difficultés économiques et climatiques. La vie est dure pour ceux qui comme Batbayar, ont choisi après la fin du régime communiste et sa période de collectivisation du bétail et de sédentarisation forcée de retourner vivre dans la steppe.

La société productrice de cette émission « Bonne pioche » porte bien son nom. Avec Batbayar, la pioche est bonne. A la fois dur et sensible, il rudoie puis plaisante, il initie Bruno Solo et Frédéric Lopez à son monde, à l’aïrag (le lait de jument fermenté), aux traditions ancestrales qu’il s’applique à transmettre à ses enfants, à son amour des chevaux. Les cavaliers apprécieront et noteront aussi l’universalité du lien qui unit l’homme à son cheval au-delà des frontières. Moyen de transport dans cette immensité, outil de travail, le cheval est aussi la fierté des Mongols qui le font courir avec leurs enfants, dès 4 ans. Après la course c’est toujours le cheval qu’on félicite, jamais le cavalier. Devant son étalon blessé à qui il rend sa liberté, Batbayar, l’homme fort, est en pleurs « Va mon bel étalon, désormais, seul le vent te chevauchera » Dehors au galop au milieu de paysages à couper le souffle ou dans l’intimité de la yourte, le film raconte plusieurs histoires, celle de Bruno Solo en terre inconnue, celle de Batbayar et de sa famille et celle de la Mongolie. « Je suis revenu hanté » avoue Bruno Solo. Vous le serez sûrement aussi après avoir vu ce film ce soir à 20h50