Chevaux et cavaliers arabes
jeudi 01 janvier 1970

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Soins du cheval royal, Iran vers 1590 - Ph. IMA

A voir absolument, la superbe exposition que consacre actuellement l’Institut du Monde aux chevaux et cavaliers arabes dans les arts d’Orient et d’Occident…un voyage coloré, dépaysant et instructif

Aujourd’hui célèbre par l’engouement qu’il suscite lors des shows ou par le montant des chèques que les cheiks signe pour l’acquérir, le cheval arabe fait partie intégrante de la culture orientale. Les œuvres présentées ici et provenant des collections de musées russes, iraniens, français, anglais, allemands…l’attestent s’il en était besoin.

Légende photo: Soins du cheval royal, Iran vers 1590 - British Museum - Ph. IMA

Les premières salles sont essentiellement consacrées à la présentation d’objets, de fragments de fresques, de harnachement, de figurines célèbrant le cheval. D’une précision minutieuse ces œuvres d’art témoignent de la considération des orientaux pour leur monture.

Légende photo: Encrier aux cavaliers, Iran XIIIème siècle - alliage cuivreux inscrusté d'argent et d'or - Furusiya Art Foundation - Ph. IMA

La deuxième partie de l’exposition propose de nombreux extraits de livres. Nous avons été impressionnés par les présentations de la furusiyya . « Ce nom désigne l’ensemble des connaissances théoriques et pratiques qui touchent au cheval : hippologie, hippiatrie, dressage, élevage. Née au VIIIème siècle dans la cour du calife de Bagdad, elle devient au XIVème siècle une discipline incluant les pratiques les plus performantes pour maîtriser le cheval et se préparer au combat. »Les livres de furusiyya ont pour but de transmettre un savoir aux professionnels. Nos actuelles encyclopédies, ou ouvrages théoriques de préparation des galops, n’ont rien à leur envier. Ils pourraient plutôt jalouser la poésie des illustrations colorées qui accompagnent la description des parties du cheval, de la couleur des robes, ou encore des exercices de voltige. .Nombreux extraits également du Shah Nameh, ou Livre des Rois, écrit par le poète persan Firdousi, dans lequel figurent de scènes de polo, de combat et l'évocation des contes et légendes autour du cheval .

Légende photo: Kitab al-makhzun, Khazzam al Khuttali 1474 - Institut d'études orientales de Saint-Pétersbourg - Ph. IMA

L’admiration de Bonaparte pour les chevaux arabes et l’utlisation qu’il en fit dans ses campagnes introduit la présence des tableaux de peintres orientalistes.Les voyages d’Eugène Delacroix au Maroc et en Algérie en 1832 et celui de Théodore Chassériau en Algérie, en 1846 ont contribué à accroître l’intérêt des artistes pour cet univers oriental et équestre mêlant le danger et la beauté.

Avant de quitter l’Institut du Monde Arbae, un documentaire audiovisuel, fait le lien avec le monde d’aujourd’hui dans lequel cheval et traditions tiennent encore une place de choix comme en témoignent les fantasias bruyantes et chatoyantes à l’image d’un Orient toujours fascinant.

Légende photo: Départ pour la chasse, Eugène Fromentin, 1857 - huile sur toile du Musée des Beaux Arts de La Rochelle - Ph. IMA

Institut du Monde Arabe:1, rue des Fossés Saint Bernard75005 Paris Tél: 01 40 51 38 15métro: Jussieu, Cardinal-Lemoine, Sully Morland

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 18H - l'exposition est visible jusqu'au 30 mars.

Tarifs:8 euros - tarif réduit: 6 euros - gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Légende photo: Halte de spahis auprès d'une source - Théodore Chassériau - Huile sur toile du Louvre, département des peintures - Ph. IMA