Ecus 2019 : les dernières tendances de la filière équine en France
jeudi 16 janvier 2020

Ecus 2019
Ecus 2019 © DR

Chaque année, l’Observatoire économique et social du cheval (Oesc) de l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce) mettent à jour les chiffres clés de la filière équine dans l’Annuaire ECUS. L'édition 2019, qui vient de paraitre, est principalement basée sur les données de 2018. Cet ouvrage s’appuie sur les bases de données équines consolidées par l’Ifce mais également sur des enquêtes complémentaires et permet de dégager des tendances dans la filière cheval.

Première tendance observable en 2018 : la baisse du nombre de naissances de chevaux. Le nombre de propriétaires de juments saillies diminue pourtour types de production, allant de -1% chez les éleveurs de chevaux de courses, à -3% pour les éleveurs de chevaux de race étrangère de selle et de trait. 

En France, le commerce en 2018 a été marqué par l'explosion des ventes aux enchères de chevaux de sport en ligne. Toutes ventes de sport confondues , ce sont surtout des chevaux de 3 ans qui ont trouvé preneurs. Ils représentent 80% des chevaux vendus, à un prix moyen de 21 900€. En dehors des frontières de l'Hexagone, et contrairement à la France, les pays frontaliers ont eux vu se développer les ventes de aux enchères de foals de sport. Certains stud-book n'hésite plus à organiser des journées de vente dédiées à cette catégorie d'âge, organisées entre juin et octobre de leur année de naissance. Le Stud-book KWPN organisait notamment en 2018 neuf ventes de foals pour un effectif de sept cent poulains vendus.

Côté sport, l'équitation quitte le podium des sports qui comptent le plus grand nombre de licenciés en 2018, et rétrograde de la 3e place (acquise en 2007) à la 4e, derrière le basketball et devant le judo. 2018, millésime qui dénombrait 628 264 licenciés, était la 6e année consécutive de baisse et la tendance ne s'est pas inversée : avec 617 524, la saison 2019 s'achève sur un nouveau recul. Avec plus de douze licenciés pour mille habitant, la région Centre Val de Loire est celle qui accueille la plus forte densité de pratiquants, devant la Normandie. Et si le nombre de licences continue de baisser, l'activité en compétition est elle repartie à la hausse en 2019. Après une croissance continue, le nombre de partants avait baissé en 2018. Un recul de courte durée puisque l'activité reprend en 2019, caractérisée notamment par une hausse du nombre d'épreuves organisées dans toutes les disciplines, sauf en endurance. Sans surprise, les compétitions de saut d'obstacles sont les plus répandues : elles représentent 67% des épreuves organisées et concentrent 80% des partants. 

En 2018, la filière cheval a généré en France 66 000 emplois principaux. Sept dur dix de ces emplois sont en lien direct avec la production et l'utilisation du cheval (établissements équestre, élevages et centres d'entrainements de chevaux de courses, principalement). En outre, 80 000 personnes sont liées au cheval dans le cadre d'une activité secondaire. Le secteur "entrainement courses" est le moins sujet à la multi-activité : 76% de ses emplois sont à titre principal. A noter tout de même, 

Retrouvez l'ECUS 2019 dans son intégralité ICI