Festival de Compiègne : un pari osé mais apprécié
vendredi 22 avril 2011

compiegne flach
Tim Flach et Philippe Marini (maire de Compiègne) lors de l’inauguration de son exposition au Palais impérial. © Claude Bigeon

Le premier Festival chevaux du monde organisé à Compiègne du 11 au 17 avril par Didier Parmentier avec une équipe de passionnés a montré toute la diversité de talents que peut susciter ce thème.

Le projet était ambitieux puisqu’il mixait sur des lieux importants de la ville, le Théâtre impérial, le Palais impérial, le Haras national, l’Espace Saint-Pierre des Minimes, les salles Saint-Nicolas et la bibliothèque Corneille, un festival du film (environ 80 fictions et documentaires), un salon du livre (avec environ 800 références), des expositions photographiques de Tim Flach, Zsuzsanna Wagenhoffer, Jean-Pierre Gilson et Thierry Segard, une exposition autour de Mario Luraschi et du cinéma. Parmi les temps forts du Festival, la soirée au Théâtre impérial avec Bartabas à l’occasion de son film « Galop arrière » a rassemblé 400 personnes. Un des événements qui a rassemblé le plus de monde ne même temps. Cette première édition du Festival chevaux du monde qui offrait une programmation très riche avec la possibilité de rencontrer les réalisateurs (lors des projections) et les auteurs lors de séances de dédicaces et de tables rondes (salon du livres) a montré que l’offre était multiple avec des intervenants passionnés. En revanche, l’étalement dans le temps et sur des sites différents, le manque de signalétique dans la ville a dilué le public. Les organisateurs annoncent quelques milliers de visiteurs sur l’ensemble de la manifestation. La fréquentation s’est surtout remarquée le samedi et le dimanche, notamment au haras national. Deux omnibus tirés par des traits du nord et des Boulonnais ont sillonné la ville entre les différents sites apportant un peu de chevaux vivants à cet événement dédiés aux chevaux du monde.
Cette première édition nécessitera sans doute quelques ajustements, mais les organisateurs ont démontré que ce pari osé valait le coup d’être tenté. Pour ceux qui auraient raté cet événement, l’exposition de Mario Luraschi reste visible jusqu’au 1er mai dans la salle Saint-Pierre des Minimes, (tous les jours sauf le lundi) l’exposition du magnifique travail photographique de Tim Flach est accroché dans la salle des colonnes du Palais Impérial jusqu’au 16 mai (de 10 h à 18 h sauf le mardi).