Jean-Luc Poulain : "J'aime bien fabriquer mes chevaux moi-même et les garder!"
samedi 07 novembre 2020

Jean Luc Poulain
Jean Luc Poulain © Elisabeth Gillion

Jean-Luc Poulain est certes le président Ceneca (jusqu'alors chargé d'organiser le salon du cheval et le salon de l’agriculture) mais il possède bien d'autres casquettes : céréalier, éleveur de chevaux, cavalier, mécène, meneur, veneur... Portrait.

Si le président du salon du cheval et du salon de l'agriculture (depuis 2008) est une figure médiatique, on est moins familier de son quotidien dans l'Oise, entre la ferme et les écuries... Jean-Luc Poulain exploite une ferme de 270ha en famille à Nointel et le soir en rentrant du bureau, il apprécie une petite balade à cheval, c'est sa respiration ! Eleveur dans l'âme, il répète : "j'aime bien fabriquer mes chevaux moi-même … et les garder: c’est pourquoi à la ferme j'ai mes cinq générations." Autrefois fidèle aux étalons du haras de Compiègne (Alpha d'Elle, Nelfo du Mesnil, Ric-Rac...), depuis sa fermeture il s’est maintenant tourné vers son voisin, Olivier Jouanneteau, propriétaire du haras de Villers. 

Jean-Luc s’adonne aussi à la chasse à courre sur un géant qui toise 1,82 : "c'est un selle français de père allemand qui a grandi jusqu'à 7 ans, donc on ne pouvait plus l'atteler avec les autres. Alors je l'ai emmené chasser, je l'aime bien car il est drôle, frimeur, malin... en plus il est strict sur le service : il lui faut 10 litres d'aliments et son foin à volonté car il mange comme un fou!" L'hiver il chasse une fois par semaine le chevreuil, "c’est un art délicat car cet animal émet un sentiment (odeur) très léger qui s’efface assez vitre, c’est un être très rusé, furtif, insaisissable, donc une chasse aussi passionnante qu’incertaine". A partir d'avril le bon géant retourne en pâture retrouver ses copains, notamment les retraités tranquilles. "En septembre il se reprend vite car je le monte tous les jours."

En même temps, Jean-Luc Poulain est un meneur accompli et qui a longtemps animé une équipe sur la Route du poisson Boulogne-Paris et s’est constitué de beaux équipages. Il a tout naturellement mis le pied à l’étrier à son jeune voisin, le meneur international Sébastien Vincent, en lui confiant ses premiers grands chevaux (Sébastien évolue aujourd'hui avec l'équipe de France). Actuellement il lui prépare un quatuor de New Forest car "Sébastien, en tant qu'entraîneur national des poneys, se doit d’être équipé au mieux."