L’IFCE : Au service de la filière équine
mercredi 09 décembre 2020

IFCE
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L'institut français du cheval et de l'équitation, créé en 2010 par le décret du 22 janvier, est issu du regroupement de deux établissements publics : les Haras nationaux, fondés en 1665, et l'École nationale d'équitation, créée en 1972.

Placé sous la tutelle du ministère chargé des sports et du ministère chargé de l’agriculture, l’IFCE est devenu l'opérateur unique de la filière équine. Florence Méa, directrice générale adjointe de l’IFCE rappelle quelques éléments de la création de l’IFCE et son rôle : « Notre mission est clairement d’être au service de la filière équine pour contribuer à favoriser son développement, à la fois sur le plan économique et technique sans négliger le volet équitation de tradition française. Au moment de la création de l’IFCE, il y avait 23 haras nationaux. L’Etat a souhaité arrêter l'activité d'étalonnage et la transférer au secteur privé. Nous n’avions donc plus l’usage du patrimoine foncier des haras. Il reste maintenant quatre sites qui dépendent de l’IFCE : Pompadour, Le Pin, Uzès et Saumur. Nous avons encore à trouver des solutions concernant le château et l’hippodrome de Pompadour, et, l’hippodrome de Verrie situé à Saumur. Pour ce dernier, nous travaillons à la mise en place d’un groupement d’intérêt public qui permettrait de maintenir et d’améliorer son utilisation, tout en préservant l’activité liée au terrain de concours complet qui est tout à fait exceptionnelle ». 

Quels moyens pour quelles missions ? 

Interrogée sur les moyens dont dispose l’IFCE, Florence Méa précise : « Nous avons une enveloppe de 37 millions d’euros accordée par le ministère de l’Agriculture et 7 millions en provenance du ministère des Sports. A cela s’ajoutent 15 millions de recettes provenant des spectacles du Cadre noir, de la formation, du SIRE et encore de l’organisation de compétitions sportives. » Concrètement, quatre millions sont destinés au fonctionnement du SIRE, il y a aussi une partie qui se répartit entre les secteurs recherche, formation, et le rayonnement du Cadre noir mais une grande partie de cet argent sert à payer les salariés qui sont au nombre de 650. Toutefois, « dans le contrat d’objectif et de performance, nous devons encore diminuer, avant la fin 2022, le nombre pour passer à 603 équivalents temps plein, ce qui est lié, entre autre, au fait que l’organisation des compétitions ne fait maintenant plus partie de nos missions. Il faut préciser que nous avons mis en place un accompagnement des personnels concernés pour qu’ils trouvent des solutions de reconversion. Par contre, nous procédons à quelques embauches qui répondent à notre besoin dans le secteur de la recherche, et de la formation, comme par exemple, concernant le secteur du haut niveau. Notre souhait est de renforcer nos équipes dans les domaines qui émergent ou deviennent prioritaires. Par ailleurs, l’IFCE est maintenant organisé en six délégations territoriales qui sont au contact des acteurs locaux et des collectivités territoriales. Elles assurent les missions de « guichets de proximité » en représentant l’IFCE sur le terrain. »

Des connaissances très diversifiées et accessibles gratuitement

En cette période de confinement, le site de l’IFCE est une source de connaissances facilement accessibles. Compte tenu de la crise sanitaire, il faut préciser que « Les Journées sciences et innovations équines », initialement prévues les 24 et 25 mai 2020 à Saumur, ont été proposées en visioconférences le 17 novembre 2020. Les journées Equimeeting médiation de Pompadour qui devaient avoir lieu le 24 et 25 septembre, se sont tenues sous ce même format. Elles ont été suivies par plus de 300 personnes, en live.

Deux webconférences par semaine

Laetitia Le Masne, responsable du service de la vulgarisation des connaissances au sein de l’IFCE explique : « Nous organisons deux visioconférences par semaine qui durent une trentaine de minutes et permettent aux participants d’échanger avec l’intervenant à la fin de son exposé. Les premières webconférences ont vu le jour en septembre 2016 et nous en avons maintenant plus de 300 disponibles, en replay, sur notre site. Il faut aussi savoir qu'il est possible de télécharger les documents de présentation qui peuvent être des outils intéressants pour les centres de formation. Toutes les webconférences peuvent être visionnées a postériori, gratuitement sur le site de l’IFCE. » Interrogée sur le choix des sujets et des intervenants, Laetitia précise : « En général ce sont nos ingénieurs chargés du développement et d’autres experts de l’établissement qui les proposent et les animent. Nous avons notamment des partenariats avec l’institut du droit équin, le Réseau d’Epidémio Surveillance en Pathologie Equine. Par ailleurs, nous faisons aussi appel à d’autres experts reconnus. » 

Un vrai succès  

Le succès des webconférences est avéré puisqu’on dénombre à chaque fois une moyenne de 96 participants. Les sujets tiennent compte de l’actualité et sont très diversifiés. Ils intéressent des acteurs très différents de la filière équine. Entre le 1er décembre et le 5 janvier 2021, il sera question de l’apprentissage, du cheval âgé, des vaccinations, de l’attelage, de l’amélioration du revenu en lien avec l’augmentation de la clientèle ou encore de la rectitude à l’obstacle. Les webconférences qui ont déjà eu lieu peuvent être visionnées sur le site de l’IFCE (onglet Equipédia).

A Savoir 

  • Pour assister à une webconférence, il faut s’inscrire au préalable sur le site de l’IFCE. 
  • Par ailleurs, on trouve sur le site de nombreuses informations statistiques et économiques sur la filière équine en France, la présentation des formations, de nombreuses fiches techniques, les projets de recherche, des outils de simulation, une vidéothèque et des informations sur les médiathèques situées au Pin, à Saumur et à Uzès.
  • Les webconférences sont regroupées par thèmes : Santé et bien-être animal, élevage et entretien, équitation, autres activités équestres, enseignement équestre, métier, emploi et formation, économie et filière, infrastructure et équipement