Lancement d’«Anthologie des sports équestres» chez Guibert
samedi 21 septembre 2019

Lancement d’« Anthologie des sports équestres » chez Guibert
Kevin Staut, Astier Nicolas, Benoit Capedebarthes, Sabrina Ibanez, Marie de Pellegars, Pierre Guibert, Beatriz Ferrer-Salat. © Claude Bigeon

Depuis quelques temps, le sellier Guibert Paris organise des événements autour de la culture et des expositions d’artistes en lien avec l’univers du cheval. Mardi 17 septembre, c’était pour le lancement de l’« Anthologie des sports équestres » (chez Flammarion, le 2 octobre prochain) avec les auteurs, Benoit Capedebarthes et Marie de Pellegars en présence de cavaliers internationaux comme Kevin Staut, Astier Nicolas, Beatriz Ferrer-Salat, la secrétaire générale de la FEI, Sabrina Ibanez et de nombreux passionnés et professionnels du monde du cheval. Retour avec les auteurs sur la genèse et la réalisation de cet ouvrage.

D’où vient l’idée de ce livre ?

Benoit Capedebarthes : A la base c’est moi qui ai eu l’idée, mais je l’ai développée tout de suite avec Marie de Pellegars parce que l’on se connaît bien et qu'elle a des talents pour écrire. On a commencé il y a deux ans.

Quelle était l’idée générale ?

C’était de regrouper dans un livre tous les résultats depuis le début des compétitions officielles, c’est-à-dire depuis 1912 lors des premiers Jeux olympiques à Stockholm, et de mettre en avant tous les grands champions. Dans un deuxième temps, il s'agissait d’essayer de retracer l’histoire, l’évolution du sport, l’évolution des chevaux, l’évolution de la technique. On a décidé de le faire par des anecdotes et des photos. Nous avons eu la chance d’avoir le soutien de la FEI, qui a tout de suite accepté de nous accompagner dans le projet, de mettre les moyens de leurs archives à notre disposition.

Marie, c’était toi la plume ?

Marie de Pellegars : Non, nous avons écrit tous les deux. J’ai principalement réalisé les portraits, parce que c’est ce que j’ai l’habitude de faire : c’est mon métier. En revanche, Benoit a toujours eu son mot à dire. C’est vraiment, un livre qu’on a fait à deux. Avant la rédaction, on a discuté des angle et de la manière dont traiter les portraits.

Comment concrètement avez-vous procédé ?

Marie de Pellegars : Pour les premiers cavaliers, c’était plus compliqué donc nous avons fait des recherches dans les archives, dans les livres, sur internet. Mais, en revanche, dès qu’on a pu, on a essayé de retrouver des gens qui ont eu un lien plus ou moins direct avec les cavaliers pour nous aider dans leurs portraits. Pour les cavaliers encore en vie et aptes à discuter c’était des interviews avec eux, et pour la plupart téléphoniques. Pour chaque portrait on a fait quelque chose que l'on a appelé « La parole à ». On a posé des questions à un proche du cavalier pour avoir un avis extérieur sur la carrière  et le caractère du cavalier, ce qui a donné des trucs super sympas, parce qu’on apprend beaucoup plus de la bouche d’un proche que de celle du cavalier.

Est ce qu’il y a un portrait que tu préfères ?

Marie de Pellegars : Humberto Mariles. C’est comme même très étonnant ce cavalier mexicain qui était un gangster. C’était très amusant. Mais, le portrait qui m’a le plus touché, c’est celui de Raimondo D’Inzeo, parce que j’ai eu la chance de discuter avec sa fille et elle était très émue pendant l’interview. Tout ce que j’avais pu lire sur lui montrait que c’était une très bonne personne, quelqu’un de très généreux. Et parler avec cette dame, qui a fondu en larmes pendant l’interview, m’a énormément touchée. Au-delà d’être juste une fille avec son père, elle était pleine d’admiration pour sa carrière, pour ce qu’il avait fait. Il avait remporté tellement de médailles pour moi c’était le portrait le plus poignant de ce livre.

Benoit Capedebarthes : Je voudrais rajouter que Marie a fait le portait d’un cheval pour chaque décennie.

Un cheval vous a marqué ?

Benoit Capedebarthes : Moi c’était, un cheval de dressage, Rembrandt. Mais, il y en a tellement.

Marie de Pellegars : le portait de Milton m’a marqué car c’est un cheval qui a baigné mon enfance et qui est un peu à l’origine de ma passion. Milton et Jappeloup. Et parler à John Withaker de Milton qui est une légende incroyable. Il était ravi d’en parler. On pouvait encore sentir l’attachement qu’il avait pour ce cheval, qui pour lui a été le début d’une vraie carrière. Et puis c’est sympa aussi de connaître les coulisses d’un cheval comme Milton qu’on a vu gagner plein de médailles. Mais, c’était marrant de connaître son caractère à l’écurie. C’était un cheval qui déchirait toutes ses couvertures. Un vrai champion avec son grain de folie.