Le cheval et ses patrimoines
dimanche 11 octobre 2020

Colloque patrimone équestre militaire dans la société civile
Sylvine Pickel-Chevalier, Jean Roch Gaillet, Colonel Jean-Louis Salvador, Directeur du Musée de la Gendarmerie nationale,  Général de brigade Alexandre Nimser, Commandant les Écoles militaires de Saumur et l'École de Cavalerie, Colonel Jérôme Arnaud des Lions. © Béatrice Fletcher

Le 9 octobre, le magnifique théâtre municipal à l’italienne de Fontainebleau accueillait un colloque sur le thème des patrimoines équestres militaires dans la société civile.

Le choix de la Mission Culture et Patrimoine de prévoir ce colloque au cœur de cette ville impériale est loin d’être du au hasard. Au-delà des rois et empereurs qui durant sept siècles ont initié puis développé la présence du cheval à travers la remonte des armées et la vénerie,  Fontainebleau est la marraine du régiment de cavalerie de la Garde Républicaine, et abrite l’Ecole militaire d’Equitation, maison mère des sports équestres militaires français, attachée au Centre National des Sports de la Défense, basé à quelques foulées du château. 

Comme l’explique Sylvine Pickel-Chevalier, maître de Conférences à l’Université d’Angers, et présidente du Comité scientifique de la Mission française pour la culture équestre « nous proposons chaque année une thématique différente. En 2019 nous avions opté pour Les Cultures équines et le Tourisme, qui nous ont permis d’assister à des interventions sur les trois écoles de Saumur, Jerez et Lisbonne, ainsi que sur le Palio de Sienne. Récemment, le Colonel Jérôme Arnauld des Lions (EME Fontainebleau), et le Chef d’Escadrons Pierre-Henri Delorge, conservateur des musées militaires de Saumur, ont rejoint le Colonel Gabriel Cortès, Commandant du régiment de cavalerie de la Garde Républicaine au sein de la Mission. C’est pourquoi nous avons songé à ce thème des patrimoines militaires, omniprésents dans l’équitation française notamment. L’objectif était de donner à ce colloque une portée internationale, mais la crise sanitaire nous a contraints à nous resserrer sur la France. L’idée était d’identifier l’héritage militaire, sa diffusion, sa perpétuation et son appropriation par les sociétés civiles, notamment par les femmes, en associant l’armée, la Garde Républicaine, et le Cadre Noir. » 

C’est devant un impressionnant aréopage de personnalités militaires, à l’image du Commissaire en chef aux sports militaires, Hervé Piccirilo, du Général de brigade Alexandre Nimser, Commandant les Écoles militaires et l'École de Cavalerie de Saumur, mais aussi civiles, telles que Jean-Roch Gaillet, directeur Général de l’IFCE ou Pascal Liévaux, Chef du département du pilotage de la recherche au Ministère de la Culture, que se sont succédées les communications tout au long de la journée. Si la première séance avait pour thème « Le rôle des musées militaires : d’un devoir de mémoire au partage d’une culture diversifiée », les interventions suivantes ont  abordé « La transmission des patrimoines immatériels militaires, dans la société civile : de la spectacularisation d’un art équestre martial », puis « Les chevaux de l’armée : de la préservation d’un patrimoine à l’adaptation aux enjeux contemporains », et « Les reconstitutions historiques du travail du cheval de guerre (attelage et charge) ou la réinvention d’une culture martiale partagée. »

La conclusion de cette journée particulièrement riche en informations, échanges et images d’archives, revenait à Jean-Pierre Digard, Directeur de recherche émérite au CNRS, ainsi qu’à Alexis Neviaski, chef de la Délégation des Patrimoines Culturels de la Direction des Patrimoines, de la Mémoire et des Archives du Ministère des Armées. 

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