Marine Oussédik : Le cheval roi des toiles
mardi 12 décembre 2000

marine oussédik
Marine Oussédik

Marine Oussédik a illustré la réédition du célèbre et magnifique livre « Les chevaux du Sahara » du Général Daumas et de l’Emir Abd-El-Kader avec tant de précision et de justesse…Un regard à part … Aperçu d’une artiste heureuse qui expose jusqu'au 12 janvier...

Diplômée de l’école de Penningen, célèbre institution reconnue pour la qualité de ses étudiants dont certains se sont illustrés en haut lieu, Marine Oussédik a suivi en quelque sorte son instinct. Depuis toujours amoureuse des chevaux, à 10 ans elle use ses pantalons sur le dos des poneys. Le dressage classique lui donne ses premières émotions de cavalière, elle en fait sa discipline de prédilection. « Je travaille avec Serge Cornut (grand cavalier s’il en est) qui me coache tous les mois », précise-t-elle. La compétition ? « Je commence cette année avec mes deux chevaux, un Lusitanien et un Selle Français ». « Les chevaux portugais ont des aptitudes innées et permettent de se faire plaisir assez vite. » Pour compléter cette passion, Marine a la chance de disposer de ses chevaux chez elle, à la campagne. Un bonheur qui lui permet de monter tous les jours.

Lucien Grüss ou Jean-Marc Imbert, spécialistes du spectacle équestre, ne la démentiraient pas. En plus de peindre, Marine Oussédik ajoute à sa palette le dessin et la sculpture. Sa formation lui a d’ailleurs permis de prendre du recul par rapport à sa passion initiale. La complexité du cheval, de sa morphologie, de son mouvement, nécessitent de l’appréhender avec circonspection. Mais jamais Marine ne s’est écartée de son sujet central, la plus belle conquête de l’homme. « Je ne peins d’ailleurs que des chevaux et parfois leurs compagnons, comme les oiseaux de proie », ajoute-t-elle. De plus, elle ne travaille que de mémoire, ce qui, lorsque l’on observe attentivement ses tableaux, relève d’une grande performance. Tous les détails du cheval et de son harnachement y figurent avec précision et un certain souci d’authenticité. « Monter à cheval m’a aidée à mieux percevoir sa musculature et à faire évoluer ma technique, notamment en sculpture ».

A peine sortie de l’école de Penningen en 1990, elle est contactée par la galerie parisienne La Cymaise. Cette dernière est la seule à Paris spécialisée dans l’art équestre et la vénerie. Elle deviendra sa salle d’exposition fétiche, puisque encore aujourd’hui elle y expose sa nouvelle série de tableaux. Le Musée Vivant du Cheval à Chantilly lui consacre aussi deux salles, fruit de l’admiration d’Yves Bienaimé, fondateur des lieux. Très figuratif, son travail s’est axé sur le cheval Arabe, pour lequel elle a illustré deux livres, dont celui du Général Daumas cité plus haut. Les autres races tiennent aussi une place importante, comme les chevaux ibériques, de polo ou de trait. Par contre, les chevaux de course ne l’ont jamais vraiment attirée, même si pour sa thèse elle rédigea et réalisa un livre satirique sur ce monde un peu trop particulier à son goût. « De plus, je n’expose que ce que j'ai envie de montrer », lance-t-elle. L’humeur joue donc un rôle important. Mais qu’importe, l’inspiration lui vient ainsi, au lever du lit, alors que ses chevaux galopent dans le matin brumeux. Qui ne serait pas heureux ainsi ?

Rendez-vous donc à son exposition « Chevaux du Sud » jusqu’au 12 janvier 2001 où sont présentés encres, dessins et sculptures.

Galerie La Cymaise174, Faubourg Saint-Honoré 75008 ParisTél. : 01.42.89.50.20

Ouvert du lundi au vendrediDe 10h00 à 12h30 et de 14h30 à 18h30

Site Internet : http://www.marine-oussedik.com