Le Salon des Etalons de St Lô n'a pas de rival en Europe
dimanche 23 février 2020

Salon des étalons St-Lô 2020
Salon des étalons St-Lô 2020 © Gilles Perina

Incontournable en Europe, le Salon des Etalons de Saint-Lô a tenu ses promesses et continue d'évoluer. Près de deux cent cinquante mâles ont assuré le spectacle pendant trois jours au Pôle Hippique... et parmi eux des stars confirmées et en devenir.

Pendant deux jours on a donc parlé étalonnage autour des meilleurs reproducteurs que compte l'élevage contemporain. Force est de constater qu'en associant le concours étalons de 3 ans (70 chevaux) du stud-book Selle Français au salon des étalons (180 chevaux et poneys), l'ensemble de l'événement gagne encore en crédibilité. Pour les spécialistes français ou étrangers qui fréquentent ces événements "ce week-end de Février n'a pas d'équivalent en Europe". Il y a de la diversité génétique (les étalons de dressage étaient pourtant moins nombreux) mais tous ces étalons ont en commun d'être approuvés pour reproduire dans la race Selle Français. C'est à travers ce genre de manifestation fédératrice que se manifeste également la notion de filière équine en Normandie.  

Que des cracks

Une place millimétrée ("timing" oblige) a été réservée à chaque participant, poneys compris. Si ces derniers (dont six poneys européens) tiennent de la place parmi les chevaux "c'est que leur "business" est très dynamique", insiste Yann Adam (Pôle Hippique de Saint-Lô), l'un des huit co-organisateurs de l'événement. Les récents approuvés du stud-book Selle Français (25 au total) ont côtoyé des chevaux comme le crack Emerald qui était accompagné du sculptural holsteiner Carambole, fils d'une certaine Normandie VI, Holt.  

Deux animations

Deux animations ont émaillé ce week-end, le "Masters L'Eperon" qui inclut les meilleurs jeunes 4 et 5 Selle Français, les 6 ans ayant maintenant intégré le "Grand Match". Ces éclairages en parcours sont très intéressants pour délivrer des informations supplémentaires aux éleveurs mais le "Grand Match" (épreuve par équipes de 3 chevaux incluant parfois un poney....ou pas) pourrait gagner en simplicité pour être plus lisible du grand public amassé dans les tribunes. La formule mérite d'évoluer. 

CCE et CSO

On constate que le public spécialisé concours complet est de plus en plus nombreux sur le salon. Thomas Carlile est toujours là, autrefois avec Upsilon, maintenant avec son frère Fil de l'O, aa. Pourquoi? Peut-être parce que ce public cherche toujours le sang indispensable à la discipline, mais aussi qu'il cherche à faire évoluer une production teintée de davantage de force....et pour cela il faut puiser dans la génétique CSO.

Galoubet incontournable

Les professionnels sont d'accord. C'est Galoubet A (Almé) qui a donné le plus sérieux coup d'envoi au développement de l'élevage moderne (années 80). Son propriétaire Jean-François Pellegrin accompagnait non seulement sa fille Marie qui dévoile progressivement le spectaculaire Deuxcatsix d'Eglefin, par ailleurs plébiscité, mais il s'est aussi vu remettre une récompense par le stud-book Selle Français. "Je me plais à "recoller" au monde de l'élevage et des sports équestres que j'ai tant chéris par le passé. Je constate une sacrée évolution", confiait-il.   

Vivement Février 2021.

On a encore constaté des évolutions, notamment dans l'enchaînement des animations mais aussi sur le terrain où des extensions ont vu le jour : espace exposition, nouveaux boxes. Ce sera difficile de pousser davantage les murs. Cependant, six opérateurs inédits étaient inscrits cette année : le fameux Haras du Rouet (qui intégrait précédemment un espace plus large), l'Earl Ecuries de Pégase, les Ecuries Para d'Iziak, le Haras du Herrin, Sud Manche Haras, le Haras de Charmoy.  Au total soixante stands trônaient dans le hall (36 étalonniers, 24 équipementiers ou entreprises de services de l'élevage). 

Singularité

Ce qui plaît à Saint-Lô c'est indéniablement la possibilité offerte au public d'aller voir, toucher, évaluer les étalons au boxe. "Le contact est essentiel", selon Yann Adam, "...et tout le monde fait des rencontres. On a parlé croisements toute le week-end et les gens se sont croisés, l'objectif est atteint".