Les traits aussi montés
jeudi 06 décembre 2007

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Etienne Delmer - Ph. Claude Bigeon

Le traditionnel Grand Prix du cheval de trait organisé par la FNC avec le soutien de France Traits, de l’association Hypothèse, pour les plus actifs, a joué cette année la carte de l’innovation.

Organisé autour de quatre épreuves, le dressage et la maniabilité (note du combiné), la traction et une épreuve montée, une nouvelle épreuve qui remplace l’épreuve folklorique des régions, le Grand Prix du cheval de trait 2007 a voulu planter le décor d’un avenir diversifié des neuf races de chevaux de trait français. On peut regretter que la jument ardennaise de Thierry Jamot, visiblement très orientée pour la viande, en surpoids et sous-entraînée ait été inscrite à ce type de concours qui nécessite des chevaux entraînés. Mais, globalement, les douze équipes inscrites ont présenté des chevaux plutôt mieux préparés que les années précédentes. La variété des épreuves désormais au programme du Grand Prix du cheval de trait de Paris nécessite des chevaux dressés à l’attelage, compétitifs en traction et aux ordres sous la selle. Sous la selle, c’était là la grande nouveauté de ce concours réservé aux poids lourds du salon de Paris.

L’épreuve montée très inspirée des épreuves de labellisation loisirs a permis de tester la franchise, la souplesse, le calme, la capacité à changer de rythme, d’allure assez rapidement. Elle a été associée à une course en couloir, un aller-retour au galop sur la largeur de la grande piste du hall 4. Mercredi (après les épreuves en paire de dressage, maniabilité et traction le mardi) une heure et demie d’épreuve montée séduit le public qui s’est pris au jeu de la compétition entre ces chevaux grand format qui se sont avérés plutôt réactifs, certains, mêmes, bouillants. Au classement final toutes les races de traits français étaient représentées hormis les Poitevins mulassiers qui n’avaient pas envoyé de concurrents. Les Boulonnais d’Etienne Delmer l’emportent devant Les Percherons (Centre) de Freddy Moreau puis les Traits du Nord de Sébastien Vincent. Voilà pour le tiercé de tête. Puis on trouve les Comtois de Antoine Cannelle, les Cobs normands de Norbert Coulon, les Cobs normands de Jean-Raymond Breelle (Actif), les Bretons d’Alice Bodet, les Ardennais de Jean Nicolas Louis, les Auxois de Claude Derache, les Percherons (Auvergne) de Jacques Thibault, les percherons de Patrick Maudet et les ardennais de Thierry Jamot (Limousin).