Pierre-Yves Pose : « Choisir entre subir ou créer »
samedi 19 septembre 2020

Affiche du Salon du cheval digital
L'affiche du Salon du cheval digital

À année exceptionnelle, dispositif exceptionnel. Alors que la crise sanitaire impose toujours de nombreuses contraintes sur le territoire français, la Fédération des conseils des chevaux (FCC) organise, du 5 au 13 décembre, la Semaine digitale du cheval. Une expérience inédite d’un salon du cheval digital couplé à de nombreuses animations qui seront accessibles en présentiel sur inscriptions en régions. Un salon virtuel, qui entend bien ne pas se couper du monde réel !

« L’idée de la semaine digitale du cheval est neuve. Elle est née au mois de juin, lorsque nous avons commencé à réfléchir à la manière d’aider la filière à se relancer. Très vite, nous avons été confrontés au problème de l’incertitude. Comment mettre en oeuvre des actions de communication voire de reconquête, quand on ne sait pas ce qui sera autorisé ou interdit dans une semaine ? C’est comme ça que l’idée est arrivée. Il fallait choisir entre subir ou créer », retrace Pierre-Yves Pose, président de la Fédération du conseil des chevaux. Cet organisme, qui regroupe au niveau national les seize conseils des chevaux régionaux, a pour fonction principale de mutualiser les actions des conseils des chevaux, « afin de ne pas faire plusieurs fois la même chose », précise le président. « C’est avant tout un partage d’expérience et de connaissances. Nous mettons également en place des outils, déclinés ensuite en conseil des régions. » La FCC est ainsi très active sur l’action Mon cheval est mon partenaire, mise en place suite à des actions d’animalistes extrémistes à l’encontre de professionnels de la filière équine. « Nous avons mis en place un numéro vert, et nous proposons un accompagnement juridique lorsque cela est nécessaire, grâce à un avocat qui accompagne les professionnels visés devant les tribunaux », précise Pierre-Yves Pose. La FCC participe également depuis 2005 à l’Observatoire économique, en coopération avec l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), dans le but de mesurer l’impact de la filière sur des territoires donnés. « Tout l’intérêt de ce dispositif est d’avoir des chiffres et des tendances à proposer aux politiques, en décortiquant région par région comment la filière est utile sur chaque territoire. »

Un salon virtuel mais des animations réelles : un concept inédit 

La Semaine digitale du cheval débutera le 5 décembre et se clôturera le 13 sur le site www.sdcheval.fr . « C’est sur ce site que l’on retrouvera pendant 9 jours un salon. Il sera virtuel mais composé exactement comme un salon classique. Il y aura différents halls : un hall région évidemment, un hall tourisme, un hall équipement, un hall élevage… Il y aura des stands comme dans un salon, et la possibilité d’entrer en contact avec un exposant via des chat ou des visio », détaille l’organisateur. Pour se faire une idée et réussir à se projeter, une visite virtuelle est déjà disponible ICI  « Comme dans tout salon, il y aura également des animations », poursuit-il. « Mais contrairement à un salon classique, elles ne seront pas limitées par la taille des halls et l’espace disponible pour les carrières. Nous diffuserons notamment des courses depuis quatre hippodromes différents ; dans un salon classique, il est impossible de voir des courses se dérouler. Des débats et conférences seront également organisés en régions et diffusées sur Facebook et Youtube. Tout le monde y aura accès sur le web et ceux qui le souhaitent pourront s’inscrire au préalable pour venir assister et participer au débat près de chez eux. ». Un programme d’évènements et d’animations que la FCC veut « transversale à toute la filière, à l’image des conseils des chevaux qui sur le terrain se préoccupent aussi bien des centres équestres, que des courses en passant par l’éleveur de chevaux de trait. On va aller animer ces évènements au plus près des gens, ce qui est l’essence du conseil des chevaux. »

Avec ce type d’évènement, la FCC entend bien sur attirer un public d’équitants et de professionnels de la filière, « comme dans tout salon classique », mais espère également, grâce « à l’ampleur et la nouveauté de ce rendez-vous », profiter d’un large rayonnement et capter le grand public.