Salons 2020 : digital ou rien ?
mardi 20 octobre 2020

Semaine digitale du cheval 2020
La semaine digitale du cheval aura lieu du 5 au 13 décembre 2020 © DR

Le secteur de l’évènementiel est loin d’être épargné par la crise sanitaire, et, depuis l’annonce de l’annulation du salon Equita Lyon, le monde équestre se résigne : en l’absence de salon à Paris également, les acteurs de la filière équine n’auront aucun grand rendez-vous pour se rencontrer, échanger, et célébrer ensemble le cheval. Aucun rendez-vous physique, certes, mais il y aura bien un évènement dédié au cheval et aux hommes et femmes qui le côtoient. Du 5 au 13 décembre, la Fédération nationale des conseils des chevaux (FNCC) organise le tout premier Salon digital du cheval.

Comme tout projet inédit, il n’est pas aisé de s’y projeter. Mais comme le rappelait très justement dans nos colonnes Pierre-Yves Pose, président de la FNCC, il y a quelques semaines : « L’idée de la semaine digitale du cheval est neuve. Elle est née au mois de juin, lorsque nous avons commencé à réfléchir à la manière d’aider la filière à se relancer. Très vite, nous avons été confrontés au problème de l’incertitude. Comment mettre en oeuvre des actions de communication voire de reconquête, quand on ne sait pas ce qui sera autorisé ou interdit dans une semaine ? C’est comme ça que l’idée est arrivée. Il fallait choisir entre subir ou créer ». 

Finalement, ce sont les capacités même de résilience et d’unité de la filière équine (un sujet qui sera d’ailleurs l’objet d’un débat lors de la Semaine digitale du cheval !) qui sont mises à l’honneur. La crise sanitaire et ses contraintes sont venues s’ajouter au changement des rythmes scolaires, à l’augmentation de la TVA, aux objections des animalistes sur le bien-être animal, aux défis environnementaux de demain… Et la question à laquelle tente de répondre cette semaine digitale est : comment, dans ces conditions, offrir à la filière cheval la vitrine qu’elle mérite et qui lui permettra de continuer à se développer ? Réunir les acteurs du monde du cheval, professionnels et amateurs -par écrans interposés, certes, mais les réunir tout de même- durant dix jours qui placeront l’équidé, peu importe ses utilisations, au centre des discussions semble déjà être un bon début… En l’état, les possibilités sont réduites : se morfondre sur le fait que la crise sanitaire ajoute un poids en plus à la filière, ou s’unir pour agir et tenter d’innover.