Comment dansent les chevaux andalous
mercredi 21 mars 2007

toulouse7-pas de trois
Ph. F. Chevallier

Au Palais des Sports de Marseille les 17 et 18 mars la « Real Escuela Andaluza del Arte Ecuestre » aux sons de la musique de style flamenco a fait évoluer 30 superbes chevaux andalous dans un authentique ballet équestre.

, reflet de la plus pure tradition du travail réalisé au sein de l’école de Jerez de la Frontera fondée en 1975 par Don Alvaro Domecq Romero.« Royale » depuis 1987 grâce à la présidence d’honneur du Roi Juan Carlos, l’école d’art équestre s’est fixée pour objectif la promotion et la protection de l’élevage équin et bien sûr celle de l’art équestre dans le maintien du respect et de la culture du cheval andalou !

Sur une musique de style flamenco ou classique espagnole face à une immense fresque à l’architecture mauresque, le PRE au cœur de cet événement a démontré ses qualités intrinsèques de cheval exemplaire de Haute Ecole. Mais pas seulement puisque la Doma Vaquera, le dressage pour la conduite du travail contribue à la renommée de l’école. Deux tableaux ont évoqué la basse Andalousie, le travail des vaqueros dans la campagne sous le soleil et la brise de cette province.Dans le numéro Caballos de Campo un groupe de cavaliers vêtus du traditionnel sombrero à larges bords gris avec une veste courte, un gilet et un foulard ont démontré l’agilité et la concentration des chevaux pour effectuer les tours et les pirouettes.Ces mêmes chevaux ont marché avec impulsion faisant battre en cadence leur « mosquero » réalisant transitions, arrêts, changements de pieds.


Dans le Rythme de la Garrocha, les deux cavaliers dont Rafael Soto (médaillé olympique) munis d’une pique en bois (garrocha) ont accompli une démonstration de dressage de campagne. Et les chevaux obéissant aux jambes ont évolué et tourné sans la moindre difficulté sous les applaudissements enthousiastes du public !

Changement de costumes et d’époque nous voici au 18ème siècle pour un Pas de Trois.En tenue andalouse, guêtres de cuir sur des bas blancs, gilets et chemise à jabot, boléro bleu à parements d’or avec un chapeau noir conique mais également un foulard à pois qui retombe sur la nuque, les trois écuyers et leurs chevaux superbement harnachés évoquent toute la magnificence de l’Espagne en réalisant des exercices de « Haute Ecole », le piaffer, le passage ainsi que des allongements avec élégance.

Onze chevaux et treize écuyers ont exécuté sur l’ensemble de la piste un « Trabajos en la mano ». Par l’intermédiaire des rênes, Taranto ou encore Mandarin …ont réalisé avec aisance le pas espagnol, un piaffer léger à la main et entre les piliers (ornés de drapeaux espagnols). Enchaînant par des levades, cabrioles ou encore courbettes à la plus grande joie des spectateurs obtenant à chaque exécution des hourras chaleureux.Dans ce numéro Frivolo s’est laissé conduire par Manuel Ruiz à pied en exécutant aux « Riendas Largas » appuyés, passages, piaffers mais aussi pas espagnol concluant par une levade entre les piliers, sublime sous les projecteurs.


Avec toute la superbe d’un hidalgo, sourire aux lèvres, Rafael Soto a présenté Invasor dans un numéro intitulé « Fantasia Olimpica ». Une fantastique démonstration de complicité et de travail accompli entre le cavalier et sa monture sur des exercices de la Kür Grand Prix exécutés avec énergie et beaucoup de souplesse.

Les Airs Relevés « Saltos de Escuela » figures de l’équitation classique ont été accompli avec brio par cinq chevaux et leurs écuyers s’élançant en l’air pour réaliser de belles cabrioles. L’acte final Son y Ritmo, splendide carrousel effectué avec précision et harmonie a conclu avec majesté la danse des chevaux andalous

Reportage photos par F. Chevallier