Il était une fois le cheval...
mardi 30 octobre 2007

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Ph. F. Chevallier

Cette année Equisud avait décidé de faire voyager les spectateurs dans les contrées lointaines du Far West à travers 5 tableaux les 26 et 27 octobre en soirée.

Le spectacle débutait avec le récit du « chien mystérieux » c'est à dire le mustang. Face à un écran reproduisant les paysages rudes du Far West, tel un coucher de soleil sur un rocher, les chevaux en liberté ont pris possession de la piste pour une belle cavalcade. UN rappel historique de la réapparition du cheval sur le continent américain avec la venue des conquistadors s'en suivit. Le mustang -cheval redevenu sauvage- était la monture des indiens faisant de ceux-ci la meilleure cavalerie légère de tous les temps. Visages peints et coupe de cheveux adéquates, 8 cavaliers de la French Rodeo Company témoignèrent de l'agilité du peuple indien à cette époque.

Le deuxième tableau évoquait lui, les pionniers au milieu du 19è siècle avec l'élevage des longhorns issues du croisement de vaches anglaises et de vaches espagnoles du Mexique. Une fois par an les ranchers se regroupaient pour rassembler le bétail, les « longues cornes » dans les vastes plaines.

Le tableau retraçant le Mexique a été l'un des plus complets associant le travail du bétail et les « tournois équestres ». Certains cavaliers se retrouvaient pour s'affronter rivalisant d'adresse et de bravoure. Ce sport s'appelle la Charreria et Equisud a proposé au public d'avoir une démonstration de ce sport national très important pour les mexicains, avec le maniement du lasso.

Les « charros » doivent se servir de leurs lassos pour attraper un cheval ou un taureau après avoir effectué plusieurs arabesques.A noter, la belle prestation des « escaramuzas » nom des cavalières qui ont exécuté au grand galop un carrousel sur de selles amazones en tenues espagnoles.

Vincent Liberator a remplacé Lucien Gruss blessé lors de la répétition générale dans un tableau pensé et mis au point par le maître écuyer et qui faisait appel à toute la finesse de l'art équestre dans une chorégraphie démontrant ce que le dressage en totale complicité entre le cavalier et son cheval peut avoir de plus abouti. Le numéro très court, de pure poésie, a totalement séduit le public qui a applaudi chaleureusement les 2 artistes et à travers eux Lucien Gruss vers lequel sont allés de nombreuses pensées.

Pour le final ce fut un spectacle de haut vol, le rodéo avec les broncos, chevaux au tempérament bien trempé. Le cheval peut y exprimer sa soif de liberté et jouer de sa force de caractère. Il n'a pas besoin d'être soumis, bien au contraire, il peut refuser d'être dompté et dans cette discipline c'est une qualité.

Photos F. Chevallier