Le MISEC, marché international de création !
samedi 18 janvier 2020

Après son numéro avec six poneys appaloosa en haute école et en liberté lors du MISEC, Marie Desodt a signé plusieurs contrats pour des spectacles à venir © Florence Chevallier

Unique en son genre et fidèle à sa vocation, le MISEC -marché international du spectacle équestre de création-, qui se déroule dans le cadre du salon avignonnais Cheval Passion (16 au 19 janvier), veut avant tout se positionner comme un lieu de « révélateur de talents ». Cette année, aux côtés de quelques artistes plus connus, la piste a été surtout ouverte à de jeunes artistes équestres, en présence d'Arnaud Pignol directeur d'Avignon tourisme. Ces artistes sont déjà confrmés et allient technicité et un réel univers créatif, conditions des sélections pour présenter leurs numéros sur la même piste que celle du célèbre Gala des Crinières d'Or... Histoire de donner un avant goût aux artistes de se produire pourquoi pas un jour dans le cadre du gala !

Pour certains ce n'était pas une première. Massarenti, de la renommée Scuola Italiana di Equirazione Classica, a déjà séduit le public avignonnais avec son univers très créatif et a renouvelé son contrat cette année encore au MISEC. Car le MISEC a vraiment pour vocation de proposer aux organisateurs de nouveaux spectacles et d'avoir « une physionomie du spectacle tel qu'il évolue », précise Maurice Galle. C'est un lieu qui sert à préparer un numéro « qui n'est pas abouti » afin qu'il puisse s'adapter aux besoins et attentes d'un organisateur de spectacles. Et que celui-ci puisse y apporter sa touche personnelle. « A l'inverse du gala des Crinières d'Or, il faut à tout prix que l'apport intellectuel soit novateur car il faut que l'organisateur international trouve de nouveaux numéros, il a besoin de remplir sa fiche de route », poursuit Maurice Galle. Aussi, le MISEC se doit de proposer un panel plus élargi afin que chaque organisateur puisse y « faire son propre choix ».

Le MISEC qui est un événement d'Avignon Tourisme, « se targue d'être la réserve d'artistes en France. 80% des contrats sont signés à Avignon dans le cadre du salon du cheval », autour d'un apéritif convivial favorisant les échanges entre les artistes et les organisateurs de spectacle. Janvier est de plus stratégique, à quelques mois de la saison estivale, favorisant ainsi la signature des contrats. Ce fût entre autres le cas pour, Marie Desodt qui a signé à l'issue du MISEC et est en attente de signatures pour de futurs contrats.

Cette année, le numéro proposé par Marie Desodt avec ses six poneys appaloosa, et au nom tout à fait charmant de « Petit à petit », a ravi tous les suffrages. La dresseuse classique a petit à petit fait entrer en piste, un puis deux puis trois... et jusqu'à six de ses poneys, qui ont évolué sur une musique « qui l'a inspirée, de Chris Garneau, et un univers qu'elle a choisi à la Tim Burton ». « Ce que j'aime dans mon numéro, c'est de le présenter avec des poneys que l'on m'a donnée ou que j'ai achetés peu cher et avec lesquels on m'avait dit que je n'arriverais à rien ». Ainsi, en piste, on a vu dans de très belles démonstrations des « mignons » et talentueux poneys appaloosa, dressés en haute école et en liberté ! Un, acheté sur le Bon Coin, et un autre, qui s'ennuyait dans un pré, se produisent désormais en spectacle. Chacun de ses poneys a un parcours particulier mais au final ils font le show et sensation en piste. De plus, ils ont même eu droit à un dessin animé les représentant diffusé en arrière plan pendant le spectacle. En effet, deux amies de l'artiste équestre, ont réalisé le film projeté pendant le numéro Mélanie Elzingre et Chloé Heck. Quant au costume de l'artiste, il a été créé par l'artiste équestre et la costumière Sylvie Jane. Et puis comme Marie Desodt aime bien les appaloosa, la prochaine fois qu'on la verra se produire ce sera avec un cheval... appaloosa. « J'ai cassé ma tirelire ! » Il est actuellement en formation et « s'entend super bien avec les poneys ».