L'attelage français ne se repose pas sur ses lauriers
vendredi 27 décembre 2019

Ambiance Attelage
L'attelage français compte bien profiter de l'hiver pour aborder la saison sportive 2020 dans les meilleures conditions possibles. © Eric Knoll

Fort d'une première médaille de bronze par équipes en attelage à quatre chevaux historique lors des championnats d'Europe de cet été, les meneurs et le staff d'attelage français ont repris depuis quelques mois les stages hivernaux au parc fédéral de Lamotte-Beuvron. Loin de se reposer sur leurs lauriers, les Tricolores semblent plus motivés que jamais !

C'est presque devenu un rituel à Lamotte-Beuvron. Tous les hivers, à l'initiative de l'entraîneur national Félix Marie Brasseur, meneurs et attelages investissent le parc équestre fédéral pour des stages. Objectif de ces regroupements ? Créer l'esprit d'équipe si cher à Félix et améliorer la technique en vue de la prochaine saison sportive. Après s’être réunies en novembre, les équipes de France d’attelage Solo, Paire et à quatre chevaux se sont de nouveau retrouvées au Parc équestre fédéral du 12 au 15 décembre autour de l’entraîneur national, de Quentin Simonet, conseiller technique national pour l’attelage, et de Virginie Coudry, vétérinaire fédérale, pour le deuxième stage de la trêve hivernale. 

"Entre novembre et décembre, on note déjà une amélioration chez certains chevaux", se réjouit Félix Brasseur. Depuis près de dix ans, le credo de l'entraîneur national est le même : revenir aux bases et les améliorer afin d'améliorer le fonctionnement des chevaux, condition sine qua none a la performance. Les neuf attelages présents (six Solos, un attelage paire et deux attelages Team) sont ainsi tous repartis à la maison avec des pistes de travail !

Autre nerf de la guerre pour le "Papa" des Bleus : le marathon. Si à force d'entrainement, les forces françaises se sont considérablement améliorées sur ce test, l'entraîneur pense qu'il est encore possible de faire mieux. "Je pense que nos chevaux et meneurs ont besoin d'entrainement sur le marathon, afin d'ancrer des automatismes." Pour ce faire, Felix dispose désormais au Parc fédéral d'un outil pour pratiquer ces entrainements malgré la période : le grand manège. "Lors du premier stage en novembre, nous avions travaillé sur un obstacle de marathon dans le manège dès le premier jour, c’était très bien. Le lendemain, on a refait le même travail sur des obstacles en dur, c'était une bonne préparation"

Au lendemain de la médaille de bronze par équipe, couplée à celle d'argent en individuel pour Benjamin Aillaud, Quentin Simonet avait déclaré : "L'appétit vient en mangeant". Le directeur technique nationale ne s'y était pas trompé. "Les médailles c’est bien mais il faut regarder devant maintenant. Nous sommes encore plus motivés car il y a des choses à faire, c’est chouette. Nous pouvons grappiller des points au dressage et au marathon", assène Félix Marie Brasseur. 

Deux échéances majeures attendent les équipes de France cette année : les Championnats du monde pour l'attelage à 4 chevaux à Kronenberg, aux Pays-Bas, en août et pour les Solo à Pau (Pyrénées-Atlantiques) en octobre.