Triomphe des Comtois avec la famille Cannelle
lundi 10 août 2009

Conty09-Maniabilité
Conty09-Maniabilité © Claude Bigeon

Organisé pour célébrer les 20 ans de la route du poisson et le changement d’image des chevaux lourds, le 1e mondial des traits a offert un moment de grâce à une soixantaine de meneurs entourés d’équipes très fournies, très enthousiastes et très … sonores.

Concours international le jour, démonstrations de travail traditionnel et spectacle le soir, colloque sur l’attelage adapté, comparaison de matériels : le programme intense a montré toutes les facettes des traits. Sous le soleil radieux, l’ambiance était à la fête et au bonheur de partager la même passion pour « ses »chevaux. Une foule compacte s’est précipitée à Conty durant cinq jours.On attendait les Allemands en dressage, les Français ont pris la tête d’emblée : Jean-Claude Destiné à un cheval devant Yves Gibon. En paire, les comtois d’Antoine Cannelle et ceux de Franck Grimonprez arrivent premiers ex-aequo à 58,50 ! Et Sébastien Vincent place ses quatre traits du nord devant les impressionnants traits rhénans d’Andreas Wintgens (54,53 contre 58,75) : «les chevaux ont juste cinq ans. J’en entraine six pour en sortir quatre, pour présenter deux volées impeccables et qui fassent de l’effet, mais c’est notre 2e international seulement. On a surtout travaillé la locomotion et les transitions nettes pour prendre des points dès le premier jour, » explique Sébastien. Nos jeunes meneurs savent s’imposer. Ils ont déjà un sacré métier !

Le lendemain, le routier dans la campagne suivi d’une balade au frais en forêt, est qualifié par tous de «promenade de santé, très roulant, agréable.» Tous les chevaux attaquent donc les obstacles en grande forme. Changement de décor, ils sont qualifiés de « très serrés, très techniques, difficiles à passer pour les vrais lourds.» Il faut dire qu’on trouve deux catégories de traits, certains franche-montagne, cobs, bretons et frisons sont très allégés. A côté, les traits du nord, boulonnais, ardennais belges et français sont de vrais gros gabarits. Pas facile de les glisser entre les poteaux, même s’ils acceptent les situations délicates sans rechigner… et ils ne sont pas assez rapides pour tirer avantage des options longues. A un cheval, le quatuor français reste en place : Patrice Bajilet, puis Frédéric Vauquier, Yves Gibon et Frédéric Bocquet. En paire, Franck Grimonprez garde la main devant l’Allemand Eckhard Behm et son compatriote Andreas Wintgens souffle la vedette à Sébastien Vincent à quatre.

Le lendemain, le routier dans la campagne suivi d’une balade au frais en forêt, est qualifié par tous de «promenade de santé, très roulant, agréable.» Tous les chevaux attaquent donc les obstacles en grande forme. Changement de décor, ils sont qualifiés de « très serrés, très techniques, difficiles à passer pour les vrais lourds.» Il faut dire qu’on trouve deux catégories de traits, certains franche-montagne, cobs, bretons et frisons sont très allégés. A côté, les traits du nord, boulonnais, ardennais belges et français sont de vrais gros gabarits. Pas facile de les glisser entre les poteaux, même s’ils acceptent les situations délicates sans rechigner… et ils ne sont pas assez rapides pour tirer avantage des options longues. A un cheval, le quatuor français reste en place : Patrice Bajilet, puis Frédéric Vauquier, Yves Gibon et Frédéric Bocquet. En paire, Franck Grimonprez garde la main devant l’Allemand Eckhard Behm et son compatriote Andreas Wintgens souffle la vedette à Sébastien Vincent à quatre.

La maniabilité, rapide au départ puis de plus en plus biaiseuse, bouleverse le classement à un cheval. Les dépassements de temps sont légion. Seule de tous les concurrents, l’habile Danièle Amar fait un sans faute dans le temps. Mais elle se classe 3e. C’est Patrice Bajilet qui l’emporte, juste devant Yves Gibon et Frédéric Vauquier. Angélique Schwanen, 1ère Belge est 5ème. En paire Franck Grimonprez reste largement en tête devant Norbert Coulon et le Suédois Eric Broms : « Je craignais cette mania très subtile, mais je gagne grâce à ma régularité en marathon. On ne peut être plus heureux : je gagne à Conty où l’équipe du Val de Selle m’a adopté. Je dois tout à ma famille et à Etienne Samain. Je repasse ses chevaux à leur propriétaire, Philippe Moutard, pour mener des lusitaniens en paire, désormais, » déclare le champion de France 2007 et 2008, coaché par Philippe Gratpanche. Avec une seule balle contre… une flopée tombée par ses adversaires, Andreas Wintgens l’emporte devant Sébastien Vincent et Benjamin Cannelle (22 et 23 ans).

Ces trois épreuves de concours international démontrent, s’il est besoin, que les traits sont des athlètes de haut niveau. Mais attention, tous les spécimens en tête à Conty travaillent à la maison. Dans les champs, les jardins maraichers et en forêt. Comme leurs ancêtres.

Bravo aux Comtois, parfaitement polyvalents, 1e en dressage monté, en spectacle de voltige … 1e au classement par équipe pour l’ensemble des épreuves. Jean-Louis Cannelle mène le spectacle, ses fils Antoine et Benjamin se classent à deux et quatre chevaux. Suivent les Boulonnais, qui ont brillé dans la maniabilité à la voix et la traction.

Conty accueillait aussi un international d’attelage adapté pour les personnes à mobilité réduite. Handicapées ? Leur technique est largement aussi efficace et leur mania aussi rapide. Le Néerlandais Jan Ranzun l’emporte avec son frison, devant l’Allemand Markus Beerhues et l’Anglaise Lindsay Tyas. On se demande pourquoi aucun Français n’a honoré ce concours