Fanny Delaval : « Je veux vraiment que nous soyons dans les huit premières équipes »
mercredi 10 août 2022

Fanny Delaval
Fanny Delaval © Scoopdyga

Ce mercredi à Herning, les para-dresseurs ont à leur tour fait leur entrée en scène et débuté leur championnat du monde. Du côté des Bleus, Vladimir Vinchon, Céline Gerny et Anne-Frédérique Royon ont déroulé leurs reprises individuelles. Après cette première journée de compétition, la cheffe d'équipe tricolore, Fanny Delaval, dresse le bilan.

Quel bilan tirez-vous de cette première journée, après le passage des trois premiers cavaliers français ?

Globalement, on sent que le travail entrepris et réalisé depuis maintenant deux ou trois ans commence à porter ses fruits. Nous savons que tout cela prend du temps. Aujourd'hui, nous sommes vraiment satisfaits des résultats de Vladimir Vinchon et Céline Gerny, avec qui nous visions les 70%. Autre satisfaction du jour : nous avons pour le moment espoir que ces deux cavaliers et leurs chevaux (Fidertanz for Rosi et Quaterboy LH, ndlr) soient qualifiés pour la Reprise libre en musique. Ils sont respectivement septième et huitième donc cela peut passer. Anne-Frédérique Royon avait elle aussi toutes les capacités pour réaliser un score de 70%, mais ça n'a pas été le cas donc c'est un peu décevant. C'est comme ça. C'est un couple qui doit encore trouver quelques axes de progression pour pouvoir confirmer cela lors de grands rendez-vous comme celui-ci. Demain, c'est Chiara Zenati et Swing Royal*IFCE qui entreront en piste, donc on ne lâche rien. Vendredi et samedi, il y a l'épreuve par équipes, donc pas question non plus de se relâcher. Je veux vraiment que nous soyons dans les huit premières équipes. Nous allons continuer à y croire et à faire de beaux scores pour y arriver.

Habituellement, la compétition par équipes a lieu avant la compétition individuelle. Ici, ce n'est pas le cas. Pourquoi ?

Cela fait des années que je gère la discipline pour la France, et ça change tout le temps. Il faut être capable de s'adater aux changements de règlement. Cette année, ils ont effectivement encore changé les règles. On commence par l'individuel avec un test qui est habituellement celui pour l'équipe et, par contre, on se qualifie pour la Reprise libre en musique sur les deux tests (individuel et équipe, ndlr). Lors des championnats d'Europe de Rotterdam, on se qualifiait uniquement sur l'individuel. Bref, on essaie de s'adapter aux règles.

Ce changement de règlement a-t-il influencé votre organisation ou votre préparation ?

Non, cela ne change rien pour nous. Cependant, si la règle avait été la même qu'avant, nous aurions deux couples assurés d'être qualifiés pour la Reprise libre en musique. Ici, nous devons donc continuer à performer. Pour Anne-Frédérique, rien n'est donc perdu. Si elle fait une très belle reprise vendredi, cela peut passer. Ce qui est bien, c'est qu'elle peut continuer de monter pour l'équipe.

Comment vous êtes-vous préparés pour ces championnats du monde ?

Nous avons fait un stage de préparation de plusieurs jours à Saumur avant d'annoncer les sélections. Nous avons travaillé les Reprises libres en musique, car nous savions que nous avons beaucoup de progrès à faire sur ce point-là. Pour cela, nous avons fait appel à une juge internationale belge, Mariette Withages, spécialiste de ce test, ainsi qu'à un compositeur professionnel de bande-sons. Cela nous a permis de créer des Freestyle compétitive, donc nous aimerions bien les présenter. Elles sont prêtes et c'est en les déroulant qu'on saura si elles plaisent aux juges. Il ne faut pas oublier que nous sommes sur la route de Paris. Nous savons que pour avoir des Freestyle compétitives, c'est dès à présent qu'il faut les construire. D'ailleurs, notre consultant Carlos Lopes nous a beaucoup poussés à travailler ces reprises parce que nous étions compétitifs sur les épreuves individuelles mais pas vraiment sur le test en musique. Lorsque nous étions qualifiés pour ce dernier, les notes n'étaient pas celles qu'elles devraient être. Aujourd'hui, sur ces épreuves, on sait qu'il faut au moins trois à quatre pourcents de plus que sur la reprise individuelle. Quoi qu'il en soit, grâce à Mariette Withages, nous avons beaucoup progressé. Nous avons cherché des thèmes et un style avec chacun des cavaliers et, pour être honnête, je suis assez fan de ce que l'on a fait. J'espère que l'on va pouvoir vous les faire découvrir, que vous allez les apprécier et que les juges aussi. Ce que l'on peut également dire, c'est que nous avons une belle équipe, avec un bel esprit. Il y a un respect mutuel entre les cavaliers.