La génétique française d'endurance s’impose en Espagne
lundi 03 octobre 2022

Illustration - Endurance
Illustration - Endurance © Scoopdyga

À quelques jours des finales SHF d'endurance - qui auront lieu du 6 au 9 octobre à Uzès (30) -, la génétique made in France a fait des merveilles au championnat d’Europe Jeunes cavaliers et championnat du monde des chevaux de huit ans qui se sont disputés les 30 septembre et 2 octobre à Vic, au nord de Barcelone. Mais les éleveurs français ne sont pas les seuls à la maîtriser.

Sur son terrain, l’équipe Jeunes d'endurance espagnole a largement dominé, s’imposant en équipe mais également en individuel grâce à Joanna Ullastre Niubo et décrochant aussi l’argent grâce à Gérard Casadesus Ruaix. Leurs deux Pur-sang arabes se sont départagés au sprint, avec la deuxième place pour à Bolchoï el Akim (Akim, AR, et Tomsk el Ulm par Ulm de Domenjoi, AR), né chez Marie et Jack Bégaud (46), tandis que la gagnante, JM Bucefala, est née en Espagne mais est bien un pur produit de la génétique française puisqu'elle est issue de l’étalon de Christian Quet, Djin Lotois, AR, et Karavan par Persik, AR. Les deux souches maternelles de ces chevaux nous ramènent à Mobrouka (Sirocco Sky, AR), l’une des matrones du berceau de race cévenol de l’élevage d'endurance.

Côté français, la médaille d’argent par équipe est acquise grâce aux huitième et neuvième rangs des sœurs Chazel, Charlotte et Ema, respectivement en selle sur les demi-sang arabe Akaba du Ceor (N A Eklips, AR, et Rioka du Ceor, par Hizahau, BA), né chez Marika Blanc (12), et Tann Salou (Melfik d’Alauze, AR, et Lela Salou, par Azur, AR), né chez Jean-Luc Quenderff (22), ainsi que grâce à la septième place d'Eloïse Laques, en selle sur un cheval arabe de quatorze ans, Golden Falcon Boz TT, qui porte les initiales du cavalier saoudien Tarek Taher qui l’a fait naître en Espagne en utilisant au mieux les origines françaises de ce fils de Soliman de Duor et Jlima de Ducor par Variag des Meures.

Carton plein pour la génétique française chez les huit ans

Gagnante du Mondial des huit ans sous la selle d’un des princes du Bahreïn, HH SH Nasser bin Hamad al Khalifa, Lola de Jalima (Baltik des Ors, AR, et Saliah de Jalima par Ismaël d’Aubanel, AR), est née dans l’élevage provençal de Jean-Claude Guillaume, qui a déjà produit de nombreux performers. On retrouve l’élevage espagnol de Juma Punti aux deuxième et quatrième rangs, avec des produits à la génétique 100% française : JM Hadamo, hongre par No Risk al Maury, AR, un étalon de l’élevage de Renée Laure Koch également à l’honneur sur les hippodromes, et Adama de Chaillac (Madjani), monté sous les couleurs de l’Uruguay par Lucia Lateulade, ainsi que JM Hermosa (Ulm de Domenjoi, AR, et Galubka des Meures par El Boor, AR), confiée à Gil Berenguer Carrera. Entre les deux, Carlos Pacheco Perez amène à la troisième place Ella de Fontaine (Bekam de Piboul, AR, et Ta’Ana de Vauthion, par Palatin de Dymon, AR), née dans l’Yonne pour Saskia Cheval. Au cinquième rang, c’est l’affixe de Stéphane Chazel qui se distingue pour le Bahreïn avec Easter Hipolyte (Finift des Meures, AR, et Valeska de Kerpont, par Falabab, AR), suivi par un autre représentant d’un grand élevage d'endurance, celui de Marcel Mezy en Aveyron, avec Easy de Bozoul (Muguet de Pascade, AR, et Cherie des Agachols par Akbar AR) pour les couleurs du Qatar. L’élevage alsacien de Jean Wissler pointe en septième position avec Zain du Florival (Floggy, AR, et Zohra du Florival par Quenz Eddahab, AR), sous les couleurs des Pays-Bas. Seule Française rescapée parmi les seize classés sur les quarante-deux partants, Mélody Théolissat amène au dixième rang Sallaz Djin N’Tonic (Djin Lotois, AR, et Ourida de Ducor par Djamel, AR), né chez Susan et Patrick Goupillot (61). Melody est aussi celle qui a formé la gagnante Lola de Jalima.