2022, l’année charnière d’Héloïse Le Guern ?
jeudi 23 juin 2022

Héloïse Le Guern et Canakine du Sudre Z
Héloïse Le Guern et Canakine du Sudre Z © Les Garennes

Pour sa deuxième année parmi les meilleurs, Héloïse Le Guern crève l’écran. Après d’excellents débuts en compétition internationale chez les Seniors à Pratoni del Vivaro, la cavalière de vingt-quatre ans a remporté il y a une dizaine de jours le difficile CCI4*-L U25 de Bramham. Une performance qui l’a propulsée dans le Groupe 1 de la Fédération française d’équitation en concours complet et qui lui permet de rêver à de belles échéances.

Elle fait partie de cette génération de jeunes talents du concours complet, celle dont les dents rayent le parquet et qui saisit toutes les opportunités qui s’offrent à elle. Après une année 2021 à se faire la main sur les épreuves Pro Élite, Héloïse Le Guern a vécu sa première sélection internationale à l’occasion du CCIO4*-S de Pratoni del Vivaro, mi-mai dernier, avant de traverser la Manche pour le CCI4*-L de Bramham, dans l’épreuve réservée aux U25, qu’elle a brillamment remportée avec son hongre de douze ans, Canakine du Sudre Z (Felton du Mont, Bwp), grâce à un dressage en 31.9 points et un double zéro sur le cross et l’hippique. Une performance qui a failli ne jamais voir le jour tant la complexité des démarches administratives liées au Brexit et les coûts de transport ont failli découragern la jeune femme. « C’était une situation stressante, ce qui n’est jamais idéal pour se préparer à une compétition. On a fait appel à un prestataire extérieur pour les démarches, qui nous a rassuré et nous a déchargé de toute cette angoisse administrative », fait-elle remarquer. « On y est allé et on a bien fait ! »

En concours complet, passer le cap des formats longs du 4* est une étape importante dans la construction d’un couple qui entend se faire une place à haut niveau. Avec pas moins de dix minutes de cross, il faut tenir la route sur le moment et garder de l’énergie en réserve pour l’hippique du lendemain. Canakine, lui, a fait ça « comme un chef », selon sa cavalière. « Ce n’est qu’à l’abord de la dernière combinaison, placée en numéro 22,  lorsque j’ai eu besoin de le reprendre, que je l’ai trouvé un peu plus lourd que d’habitude. Il commençait un peu à fatiguer mais sautait toujours aussi bien et n’avait aucun problème pour repartir. » Que ce soit à Pratoni, sur un parcours plus court mais dont les efforts étaient plus rapprochés, ou sur le terrain dénivelé de Bramham, Canakine a passé haut la main les contrôles vétérinaires, aussi bien en fin de cross qu’au lendemain.

Le roi Cana

Voilà un peu plus de trois ans maintenant que Canakine, que son entourage surnomme "Canaking", a intégré les écuries d’Héloïse, alors qu’elle était stationnée au Pôle France de Saumur, au sein duquel elle est restée de septembre 2015 à décembre 2019. Depuis, le hongre n’a cessé de se bonifier.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 423 de L'Eperon Hebdo (paru le 22 juin 2022), disponible sur notre boutique en ligne.