Mollie Summerland se fraie un chemin en équipe britannique
samedi 27 août 2022

Mollie Summerland et Charly van ter Heiden, à Pau en 2020
Mollie Summerland et Charly van ter Heiden, à Pau en 2020 © Scoopdyga

À vingt-quatre ans, la complétiste britannique Mollie Summerland compte déjà une victoire en CCI5*-L, glanée à Luhmühlen en 2021, et a terminé il y a quelques jours deuxième du CCIO4*-S du Haras du Pin. Rencontrée à cette occasion, elle s’est livrée sur ses débuts, ses espoirs et ses ambitions.

Certes, c’est le triple médaillé d’or olympique Michael Jung qui a remporté le CCIO4*-S du Haras du Pin en individuel il y a dix jours, mais juste derrière lui, on retrouvait la jeune et prometteuse cavalière britannique de vingt-quatre ans, Mollie Summerland. Elle n’est d’ailleurs pas passée loin de lui ravir le trophée. Dès le dressage, elle talonnait l’Allemand. Sur son hongre Hanovrien bai Charly van ter Heiden (Contendros Bube, Hann), elle récoltait 22.5 points de pénalité, alors que Michael Jung affichait l’exceptionnel score de 20 points seulement. Sur le cross, aussi bien Mollie que Michael accusaient des pénalités de temps : sept secondes pour l’Allemand (qui allaient lui faire terminer son concours avec un total de 22.8 points grâce à un sans-faute sur l’hippique), tandis que la Britannique écopait de deux secondes de temps dépassé aussi bien sur le cross que l’hippique, terminant avec un total de 24.1 points. « Je pourrais me botter moi-même les fesses pour ces deux secondes ! », disait-elle tout en reconnaissant que terminer deuxième derrière le maître Jung n’était pas un mauvais résultat. « Une deuxième place derrière Michael Jung, je prends », riait-elle.

Sous pression

Mollie termine généralement son dressage avec un très bon score. Il faut dire qu’elle s'entraîne avec le champion olympique et star du dressage Carl Hester, en plus de travailler régulièrement avec l’une des anciennes élèves de Carl, Olivia Oakley. « Le dressage est toujours le plus gros morceau sur un concours pour moi. J’aime les chevaux qui sont compétitifs sur le rectangle, qui permettent de bien se placer dès le début de la compétition. Certains cavaliers aiment remonter progressivement jusqu’à terminer sur un très bon hippique, mais de mon côté, j’aime être bien lancée dès le dressage, ça me donne confiance et ensuite je n’ai plus qu’à gérer la pression. »

La confiance a parfois été un problème pour Mollie, qui admettait se sentir un peu nerveuse le dimanche au Haras du Pin. « J’ai ressenti un peu de pression en entrant sur l’hippique, mais je me suis rappelée ce que j’étais capable de faire, je me suis rappelée de Luhmühlen ». L’année dernière, Mollie et Charly ont brillamment remporté le CCI5*-L allemand, qu’ils ont mené de bout en bout, faisant ainsi d’elle la plus jeune gagnante de l’histoire de l'événement.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 432 de L'Eperon Hebdo (paru le 24 août 2022), disponible sur notre boutique en ligne.