Compiègne célèbre la grâce de Rémy Issartel sur Hilton de Clotobie.
mardi 23 mars 2010

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Rémy Issartel et Hilton du Clotobie © Claude Bigeon

Vainqueur du grand prix samedi et de la RLM dimanche, le couple remporte le trophée de la ville de Compiègne.

Dimanche après-midi la RLM a confirmé le talent du couple Rémy Issartel/Hilton de Clotobie. Sur un sol fibré et bien repris après les trombes d’eau qui avaient gêné les concurrents la veille, le couple passait le dernier. Après une série de chevaux allemands, le selle français de 15 ans est parti sur une musique tonique, joyeuse mettant en valeur sa souplesse et ses allongés. Avec légèreté il tient la distance, gardant le même tonus et la même élégance tout au long de sa reprise. Avec 72,850% il devance le bel Hanovrien complice de Jean-Philippe Siat, Greystoke qui se place à 71,200% après un air de valse soulignant l’harmonie de son trot et d’élégants changements de pied. En 3e se classe Gilles Siauve, sur un Hanovrien de 12 ans, Aston, qu’on a connu plus brillant. Il était un peu moins rebondissant que les autres (68). Anthony Astier et son trakener Cedaeno ferment le ban avec Josette Bléchet sur Paganini 116.x

Hormis la question des averses qui ont rendu le sable spongieux, Compiègne engage la saison sur de bonnes bases. Bien sûr, après cet hiver long et rigoureux le premier gros concours montre d’excellents chevaux et d’autres qui ont du mal à reprendre. Avec 24 partants, le Grand Prix du Grand National était un vrai test des valeurs internationales, le public a répondu présent malgré la grisaille … Monique Marini, présidente de Compiègne Equestre, est plutôt satisfaite. Compiègne a ses fans, comme Alban Tissot : « c’est parfait, bien organisé, bien doté, on est accueilli, les cadeaux sont beaux, les écuries assez loin de la carrière pour avoir le temps de détendre, le sol est bon. Rien à redire ! » Dans un souci de pédagogie, en ouverture avant la RLM, M. Marini a demandé à la juge internationale Anne Prun de commenter pour le public, la reprise à blanc de Jean-Philippe Siat. « Les juges et les cavaliers avaient donné leur accord. Il faut démocratiser notre discipline, il me semble que le public a écouté religieusement son commentaire et mieux regardé les vraies reprises ensuite. »Quant aux jeunes, associés à la tournée des as, réservée aux cavaliers de 10 à 21 ans et au challenge jeunes (-26 ans) spécialement doté par la fédération, il a séduit aux delà des frontières de la Picardie. C’est Antoine Lion qui se classe premier des -26 ans, avec Concerto.

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