Emmanuelle Schramm : « Nous avons encore beaucoup d’efforts à fournir »
jeudi 09 septembre 2021

Morgan Barbançon-Mestre et Sir Donnerhall II sont le seul couple français qualifié pour le Grand Prix Spécial
Morgan Barbançon-Mestre et Sir Donnerhall II sont le seul couple français qualifié pour le Grand Prix Spécial © FFE/PSV

Hier, sonnait l’heure du dénouement de l’épreuve par équipes aux championnats d’Europe de dressage, à Hagen. Si Alexandre Ayache ne cache pas sa déception, de son côté, Morgan Barbançon-Mestre se réjouit d’avoir obtenu son ticket pour le Grand Prix Spécial. Jan Bemelmans et Emmanuelle Schramm reviennent quant à eux sur les objectifs fixés pour ce championnat et le travail qu’il reste à faire. Réactions.

« Je suis très contente de ma reprise. Sir Donnerhall II était en meilleure forme qu’à Tokyo. Nous avons déroulé une reprise sans faute et c’est ça le principal. » Voilà la bonne nouvelle du jour hier, à Hagen. Comme lors des Jeux olympiques, Morgan Barbançon-Mestre et celui qu’elle surnomme affectueusement « Gus » ont été les auteurs de la meilleure performance tricolore. Mais, cette fois-ci, le couple a également réussi à décrocher son billet d’entrée pour le Grand Prix Spécial, qui a lieu aujourd’hui à 17h. Un billet qui n’était offert qu’aux trente meilleurs couples du Grand Prix. « On donnera tout », assure la cavalière, enthousiaste.

Alexandre Ayache, lui, ne cache pas sa déception. En selle sur son fidèle Zo What (Scandic), le cavalier réalise une bonne reprise, malheureusement pénalisée par deux fautes faisant chuter sa moyenne à 68,364 %. « Je suis extrêmement frustré et très déçu de moi et du résultat obtenu. Zo What était en pleine forme. À tel point que j’ai voulu lui demander plus mais je n’aurais pas dû. J’ai commencé mon premier piaffer un peu tôt, j’ai voulu me rattraper sur le deuxième mais là encore j’en ai fait trop. C’est dommage parce que Zo What était très bien, il est resté avec moi tout le temps, les autres ont eu peur de la caméra alors que lui est resté très serein. Je suis désolé du résultat, désolé pour l’équipe, désolé pour le staff qui fait beaucoup et qui subit mes erreurs. Je suis très en colère contre moi car j’ai pris trop de risques », confiait le cavalier. Jan Bemelmans, sélectionneur de l’équipe de France de dressage, se montre, lui, un peu plus positif : « Alexandre a fait une bonne reprise, Zo What était très bien. Ils ont fait deux petites fautes, notamment sur un piaffer qui malheureusement leur a coûté des points mais je suis très content du travail qui a été fait. »

Les scores de Marie-Emilie Bretenoux/Quartz of Jazz, Maxime Collard/Cupido PB, Morgan Barbançon-Mestre/Sir Donnerhall II et Alexandre Ayache/Zo What additionnés, l’équipe de France termine neuvième de ce championnat d’Europe. Si aucune place n’avait été annoncée en tant qu’objectif pour cette échéance, Jan Bemelmans expliquait qu’ici comme lors de chaque championnat, l’« objectif est de dépasser la moyenne des 70 % mais il y a toujours quelques petites fautes qui nous empêchent d’y arriver. » Il reste donc encore du chemin à faire, mais l’équipe de France ne compte pas baisser les bras. « Les résultats par équipes montrent, ici comme aux Jeux olympiques de Tokyo, que nous avons encore beaucoup d’efforts à fournir pour rivaliser avec la concurrence proche et un jour, j’espère, avec les meilleurs. Le championnat d’Europe comme les Jeux feront l’objet de débriefings qui nous permettront de réfléchir aux moyens d’optimiser notre préparation aux prochaines échéances », concluait Emmanuelle Schramm, la directrice technique nationale en charge du dressage.