Emmanuelle Schramm : "Progresser de manière homogène"
mardi 20 août 2019

Emmanuelle Schramm
Emanuelle Schramm © Eric Knoll

Arrivée en terres hollandaises avec l'objectif de décrocher un ticket par équipe pour les JO de Tokyo, la France du dressage repart les mains vides. C'est acté : il n'y aura pas d'équipe tricolore au pays du Soleil Levant l'année prochaine, tout comme il n'y avait pas de collectif tricolore à Londres en 2012. Pour décrocher son précieux sésame, la France devait rentrer dans les trois meilleures équipes qui n'avaient pas encore obtenu leur qualification. A l'issue des deux jours de Grand Prix, les Tricolores se sont fait damner le pion par le Danemark, l'Irlande et le Portugal.

Pour Emmanuelle Schramm, DTN adjointe, la déception est évidemment grande. Il n'en reste pas moins que les cavaliers tricolores et leurs montures n'ont pas démérité, d'autant que le clan français a quelque peu manqué de chance. "Les cavaliers ont fait ce qu’ils ont fait toute l’année, il n’y pas de grosse contre performance. Charlotte (éliminée, lire ICI) nous a évidemment manqués. C’était la tuile. Les points ne sont pas franchement montés pour Stéphanie, ca ne nous a pas forcément aidés non plus. Après avec des "si" on peut refaire la compétition… ". Avec un total de 209.782 points, la France pointe à près de quatre points de différence derrière le Portugal, dernier qualifié. "Les résultats montrent qu'en imposant les 70%, nous n'étions pas loin du compte : pour se qualifier il fallait globalement une équipe avec quatre cavaliers entre 70 et 71%. Il arrive que l'on gagne une épreuve en 68%, mais il faut bien avoir conscience que ce n'est pas suffisant pour figurer sur la scène internationale". 

Du côté des Français les notes ont été homogènes : 69.425% pour Arnaud Serre/Ultrablue de Massa (voir ICI), 68.758% pour Stéphanie Brieussel/Amorak (voir ICI) et 71.599% pour Morgan Barbançon Mestre/Sir Donnerhall II (lire ICI). Un point important pour la directrice technique nationale adjointe : "L'Irlande est devant nous et se qualifie pour Tokyo, mais au final, en dehors de leur couple "vedette", le reste de leur troupes ont pris moins de points que nous. C'est une façon de faire, mais du coup quand le meilleur couple n'est plus là, tout s'écroule. En France, l'idée est de continuer à faire progresser de manière homogène le niveau de tout le monde. Le niveau global tricolore augmente et c'est rassurant. D'autant que nous avons encore d'autres chevaux restés à la maison !". 

Le staff fédéral vise maintenant une qualification individuelle, déterminée grâce au classement mondial. Morgan Barbançon Mestre, meilleure française de cette ranking, a ainsi jusqu'au 31 décembre pour continuer à cumuler des points et devrait donc reprendre rapidement le chemin des concours après Rotterdam. Quant à savoir quand la France du dressage présentera de nouveau une équipe sur une échéance olympique, la réponse est simple : à Paris, en 2024, en qualité de nation hôte. 

Les résultats ICI