La belle ascension d'Antoine Nowakowski
vendredi 30 septembre 2022

Antoine Nowakowski et Quater Girl, ici lors des championnats du monde de Herning
Antoine Nowakowski et Quater Girl, ici lors des championnats du monde de Herning © Scoopdyga

Il y a quelques semaines, à l’occasion des championnats du monde de Herning, Antoine Nowakowski a fait ses premiers pas dans la cour des très grands, accompagné de sa prometteuse Quater Girl. Encore relativement discrets sur la scène française et internationale, rencontre avec un cavalier et une jument qui n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Voilà ce qui s’appelle faire son entrée par la grande porte. Après quelques CDI3* et CDI4* en France ainsi qu’en Belgique cette saison et, sur huit épreuves courues, pas moins de six podiums dont deux victoires, Antoine Nowakowski et Quater Girl (Quaterhall, Hann) ont, pour la toute première fois, intégré l’équipe de France de dressage à l’occasion des championnats du monde de Herning. Une sélection presque inattendue pour le cavalier français installé en Belgique. « Je l’attendais sans trop l’attendre car nos noms étaient sur la long list. Nous avons beaucoup discuté à ce sujet avec Jean Morel (sélectionneur national, ndlr) car la jument est jeune et je n’ai pas encore beaucoup d’expérience. Mais comme il l’a dit, ces Mondiaux, c’était vraiment une étape dans notre formation, un cap dans la préparation. Et c’est ce qu’il s’est passé », confie Antoine Nowakowski, qui n’a pas non plus caché sa fierté et son émotion concernant son ascension à haut niveau avec sa Quater Girl. « Ce que l’on a construit ensemble, le fait d’être arrivé ici si jeunes, après un enchaînement si rapide… Il y a quelque chose de magique. »

Le déclic

Lors de ses débuts à cheval, rien ne semblait pourtant destiner Antoine Nowakowski au dressage. « Je faisais partie de ces cavaliers qui ne comprenaient pas à quoi sert le dressage et qui pensaient que c’était juste du croise-papattes », explique-t-il avec humour. Après avoir couru plusieurs épreuves cotées à 1,20 mètre, le jeune cavalier, alors âgé de quatorze ans, monte pour la première fois sur un cheval de dressage et découvre les sensations du passage et du piaffer. « Et là, ça a été le déclic. Je me suis immédiatement dit "OK Antoine, c’est ça que tu vas faire de ta vie". Ça a été immédiat, alors même que je ne me voyais pas devenir cavalier professionnel et que le cheval était simplement une passion pour moi. Dès que j’ai eu ces sensations, je savais que j’allais en faire mon métier », se souvient-il. Sans transition, Antoine Nowakowski s’est alors lancé dans le dressage avec le cheval qui l’accompagnait à cette époque.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 437 de L'Eperon Hebdo (paru le 28 septembre 2022), disponible sur notre boutique en ligne.