Les années 2010 : Edward Gal règne en maître lors des JEM de Lexington
mardi 22 décembre 2020

Edward Gal et Totilas, ici aux JEM de Lexington, en 2010
Edward Gal et Totilas, ici aux JEM de Lexington, en 2010 © Scoopdyga

Alors que la fin de l’année 2020 approche à grand pas et que celle-ci fut très pauvre en évènements sportifs, L’Éperon vous propose de revenir chaque jour sur l’un des dix championnats qui ont marqué les années 2010. Premier d’entre eux et non des moindres : les Jeux équestres mondiaux de Lexington en 2010, avec le triple sacre d’Edward Gal et son regretté Totilas mais aussi l’incroyable performance de Juan Manuel Munoz Diaz en selle sur Fuego XII.

Alors qu’Edward Gal et Totilas venaient d’être sacrés double champions d’Europe l’année passée et vainqueurs de la finale Coupe du monde de ‘s-Hertogenbosch quelques mois plus tôt, le couple désormais légendaire a également tout emporté sur son passage lors des Jeux équestres mondiaux de Lexington en 2010. Très attendus, ils ont su couper le souffle du public lors de chacune de leurs reprises. Tension et admiration étaient palpables. Mais ce silence de plomb était très vite rompu une fois le salut final effectué, laissant ainsi place aux longues et nombreuses acclamations pour ce cavalier et son cheval qui asseyaient leur statut de rois du dressage mondial. Malgré quelques erreurs techniques lors des trois prestations, le couple a brillé par sa prestance, son harmonie et sa fluidité. Ensemble, ils remportent ainsi le Grand Prix Spécial, la Libre – avec une moyenne de 91,80 % ! – ainsi que l’épreuve par équipe. Une performance historique, puisque Edward Gal et son étalon noir de génie sont le premier couple à décrocher trois médailles d’or dans un même championnat du monde. 

Juan Manuel Munoz Diaz, grand gagnant à l’applaudimètre 

L’autre formidable performance de ces Jeux équestres mondiaux de dressage, c’est celle de Juan Manuel Munoz Diaz et son étalon gris Fuego XII dans la Kür (vidéo ci-dessous). Leur reprise rythmée aux sonorités espagnoles a enflammé les 23 000 spectateurs de Lexington, qui n’ont cessé d’applaudir et de s’exclamer durant les six minutes de la prestation. En véritable showman, l’Espagnol a même réalisé ses changements de pieds au temps ainsi que sa dernière ligne de passage à l’aide d’une seule main, l’autre incitant le public à continuer et amplifier ses applaudissements. Le tout, avant un arrêt final marqué par une explosion de joie de la part du cavalier mais aussi des spectateurs. Une chose est sûre : si Juan Manuel Munoz Diaz n’a malheureusement pas pu monter sur le podium grâce à cette reprise, il a su conquérir le cœur des spectateurs.