Premier triplé hollandais pour les 25 ans de la Coupe du monde
samedi 27 mars 2010

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Edward GAL et Moorlands totilas © 100

Chez eux, dans la vaste Brabant Hallen, bondée, les Hollandais ont frappé fort en trustant les trois premières places de cette vingt-cinquième finale Coupe du monde avec Edward Gal et Totilas loin devant. A voir les réactions d'Edward Gal, Adelinde Cornelissen, Imke Schellekens Bartels et Joep Bartels

Ce fût un bel anniversaire pour le pays où est née cette Coupe du monde. Un tir groupé que les Hollandais avaient annoncé dans le Grand Prix , dans un ordre différent

Jeudi Adelinde Cornelissen et le KWPN Parzival avaient battu le vainqueur d’aujourd’hui, les quatre places suivantes ne changeant pas de titulaires, la 3e restant à Sunrise et Imke Schellekens-Bartels, fille de Joep Bartels, un des fondateurs de la Coupe du monde de dressage, et de Tineke, ancienne cavalière internationale et désormais entraîneur réputée, notamment de sa fille. Neuf fois vainqueur, Anky van Grunsven ne participait pas, malgré sa bonne 4e place au classement général avant la finale. Un classement quasi semblable d’ailleurs à celui d’aujourd’hui - grâce à une remarquable homogénéité des jugements - à l’exception de la Danoise Nathalie Zu-Sayn-Wittgenstein, 12e de ce classement et 6e ici. Une performance d’autant plus satisfaisante pour elle, qu’elle va devoir s’éloigner des terrains quelques mois puisqu’elle attend un bébé pour fin juin.

Totilas et Edward Gal retrouvent leur maîtrise Parmi les généralités de cette édition spéciale, outre la relative faiblesse des Allemands, rappelons l’absence du couple américain Stefen Peters et Ravel, vainqueur 2009. En revanche, deux Polonais avaient pu faire le voyage, dont un certain Ekwador, au papier pour le moins surprenant puisqu’il affiche le Pur-sang Heraldik, particulièrement représenté en complet, et l’origine très obstacle, Corofino. Katarzyna Milczarek présentait ce puissant gris, dont la marge de progression semble large. Côté sport, comme l’ont signalé la présidente du jury Mme Verbeek (Hollandaise) et le vice –président de la FEI, M. Holmberg, « le spectacle aujourd’hui était du grand sport », même si aucun record n’a été battu (89,80 tout de même pour le vainqueur), et « tous les cavaliers ont fait un super travail », notait tout particulièrement la présidente qui insistait sur la maîtrise d’Edward Gal dont le stress était important après la grosse contre-performance de jeudi et qui sera submergé par l’ émotion de sa première victoire en finale (il vait été deux fois 2e avec Lingh). La Ferrari du circuit ne déçut pas ses admirateurs, debout pendant de longues minutes à sa sortie de piste, mais son cavalier devait en effet garder toute la maîtrise de cette puissance pour dérouler une reprise si bien construite qu’elle en paraît courte et battre sa fidèle rivale. Adelinde Cornelissen tenait la tête du classement après une reprise où Parzival avait donné le meilleur, dont des piaffers d’une régularité de métronome rigoureusement sur place, mais où la cavalière convenait elle-même qu’elle avait commis quelques fautes, qu’elle imputait à la nouveauté de sa musique. Le jeune Suédois, Patrick Kittel, très en vue ces derniers temps, pour de moins bonnes raisons (affaire de la « langue bleue »), et son kwpn Watermill Scandic (onze ans) ont eux aussi montré des passages et piaffers qui ont beaucoup plu au public ce qui faisait dire à ce grand blond très décontracté y compris pendant sa détente : « Le public hollandais semble bien m’aimer ! ». Un public auquel Isabell Werth, habituée de cette épreuve (deux fois vainqueur et souvent 2e), rendait hommage en signalant « son fair-play et le plaisir qu’elle éprouvait toujours à se trouver là ». Fair-play et enthousiasme de tribunes surchargées de connaisseurs, le dressage ici est un autre monde.

Résultats détaillés: http://www.indoorbrabant.com/uitslagen