Thanaïs Capelle-Morosi : « L’expérience acquise lors de mes premiers championnats d’Europe m’a été utile »
lundi 12 juillet 2021

À Oliva, en Espagne, Thanaïs Capelle-Morosi disputait son deuxième championnat d'Europe Children, cette fois avec Foxy Girl Maupertuis
À Oliva, en Espagne, Thanaïs Capelle-Morosi disputait son deuxième championnat d'Europe Children, cette fois avec Foxy Girl Maupertuis © Coll. privée

Thanaïs Capelle-Morosi, 13 ans et demi, vient tout juste de rentrer du second championnat d’Europe de dressage auquel elle participait dans la catégorie Children, à Oliva en Espagne. En 2020, elle était médaillée de bronze par équipe. Cette année, l’équipe est sixième et Thanaïs accède à la finale où elle décroche une quatorzième place individuelle avec Foxy Girl Maupertuis. La jeune fille livre ses impressions.

Comment s’est passé ce championnat d’Europe, le deuxième de votre toute jeune carrière ?

Il faisait très chaud (le sud de l’Espagne est actuellement victime d’une vague de chaleur sans précédent, où les températures atteignent près de 50°C par endroits, ndlr), j’ai dû mettre un ventilateur dans le box de Foxy, ma jument, et on a beaucoup douché les chevaux. Dans la reprise Préliminaire, je termine dixième avec une moyenne de 74,78%. J’étais très concentrée et c’était ma meilleure reprise de la saison. La reprise par équipes m’a permis de me qualifier pour la finale, où les difficultés sont plus importantes. Il y a par exemple une serpentine de quatre boucles avec un changement de pied de ferme à ferme. Foxy était un peu fatiguée et moins brillante, mais je termine quatorzième et accéder à la finale avec une jument de six ans seulement restera un moment très fort, d’autant plus que la concurrence étrangère était plus importante que l’an dernier.

Quels enseignements tirez-vous de cette nouvelle expérience ? 

C’est l’importance de la note de qualité. Chez les Children, un juge note exclusivement la position du cavalier et la qualité de son équitation. Il n’y aura plus cette note de qualité dans les compétitions Juniors, mais je pense que c’est très utile pour la suite de notre carrière d’avoir été confrontés à ce jugement. 

Y avait-il des différences notables entre les deux championnats d’Europe que vous avez vécus ? 

Dans les deux cas, il y avait un vrai clan français. En plus de notre chef d’équipe, Muriel Léonardi, il y avait les entraineurs privés des cavaliers et cette année le vétérinaire fédéral était présent. L’ambiance est très sympa : on mange ensemble, on échange beaucoup, on s’encourage. Ce sont des moments très riches. Alors qu’en Hongrie, l’an dernier, il n’y avait pas les Jeunes cavaliers, toutes les catégories étaient représentées cette année. J’ai eu la chance de pouvoir concourir pendant la période de confinement cette année parce que je figurais sur la liste fédérale des sportifs de haut niveau, grâce à ma participation aux championnats d’Europe en 2020, ce qui n’a malheureusement pas été le cas pour les autres cavaliers de l’équipe Children. Il est clair que les contraintes sanitaires et l’épidémie de rhinopneumonie ont gêné la préparation à ce championnat. L’an dernier, je montais Escort Girl Maupertuis (retrouvez un article qui leur avait été consacré en cliquant ici) alors que cette année j’avais sa propre sœur, Foxy Girl Maupertuis. Elles avaient toutes les deux 6 ans lors de leur participation à ce championnat avec moi. Même si je ne montais pas la même jument cette année, j’ai vraiment le sentiment que l’expérience acquise lors de mes premiers championnats d’Europe m’a été utile. J’avais moins de choses à découvrir et j’étais plus à l’aise. 

Pourquoi avoir choisi de changer de jument entre ces deux échéances ?

En janvier, Escort a eu une colique et a dû être opérée. Elle a été en convalescence plusieurs mois et a juste repris le travail. C’est une période qui a été très stressante pour nous tous. Heureusement tout s’est bien passé et après avoir bénéficié de soins en Normandie dans le centre de balnéothérapie de la Belletière, qui me sponsorise, elle va bien et s’est remusclée. Pour m’aider, mon entraîneur, Clémentine Dhennin Giraud, m’a proposé de monter Foxy et c’est avec elle que j’ai été sélectionnée pour le championnat d’Europe.  

Maintenant que ce championnat d’Europe est passé, sur quoi vous focalisez-vous ?

Tout d’abord, je veux remercier Clémentine de m’avoir confié Foxy. Même si Foxy et Escort sont des propres sœurs qui sont nées chez le père de Clémentine, j’ai beaucoup appris en montant Foxy. Elle est très différente d’Escort, à la fois dans le physique et le mental. Elle est plus petite, plus courte et a beaucoup de tempérament. Ce qui est sûr, c’est qu’elle m’a vraiment faite progresser. Clémentine va reprendre Foxy. De mon côté, je vais continuer la compétition avec ma jument et un poney qui m’a été confié, Tanryn Brenin Aur. Je devrais disputer le championnat de France avec Escort et la préparer en vue des compétitions Juniors. J’espère qualifier Tanryn pour la finale des six ans Poneys. J’ai aussi pris la décision, avec l’accord de mes parents, de faire ma prochaine rentrée scolaire en 3e au CNED.

Pourquoi choisir l’enseignement scolaire à distance ?

Je me sens capable de suivre un enseignement à distance. Le dressage est une discipline où il faut être très rigoureux. Je pense avoir cette qualité et je ne suis pas inquiète pour mes études. Je vais m’organiser le matin pour le travail scolaire et je monterai l’après-midi. En plus de ma jument et du poney, j’aurai aussi d’autres chevaux à monter et j’envisage de devenir professionnelle dans la discipline du dressage.

Pour consulter les résultats de l’ensemble des championnats d’Europe Jeunes, cliquez ici.