Virginie Gauthier : « Nous devons retrouver de la routine en concours »
dimanche 16 août 2020

Virginie Gauthier et Dickens à Vierzon
Virginie Gauthier et Dickens, à Vierzon © DR/FFE/PSV

Engagée dans le Grand National cette année sous les couleurs d’une toute nouvelle écurie, Kineton – Ortola Acupuncture Equine, Virgine Gauthier revient sur son expérience acquise en Allemagne et son installation chez Equineo, près de Metz, depuis plusieurs mois. Rencontre.

Après avoir participé au circuit du Grand National en 2017 vous revenez cette année avec une toute nouvelle écurie Kineton - Laura Ortola Acupuncture Equine en équipe avec Claudia Chauchard (4ième du championnat de France Pro 1 avec Swing de Hus, NDLR). Comment cela s’est-il passé ?

Avec Claudia nous avons un passif ensemble puisque mon ancienne jument a produit deux poulains avec son étalon, Swing de Hus, en plus du fait que nous étions auparavant dans la même écurie. Laura Ortola est une acupuncteuse qui suit Dickens ainsi que les chevaux de Claudia dont nous sommes très contentes du travail. On trouvait donc sympa de mettre en avant son travail par l’intermédiaire du Grand National. C’était notre manière de la remercier du travail qu’elle fait sur nos chevaux.

Vous participiez ici à Vierzon à votre première étape cette saison. Quel est votre bilan du Grand Prix sur lequel vous avez pris la 17ième place avec Dickens (64,283%) ?

C’était un retour pour nous en concours depuis St Lô en novembre l’année dernière ! Je suis déçue car nous avons eu des erreurs qui ne sont pas représentatives de notre travail de ces derniers mois mais je suis à la fois contente sur d’autres points comme l’attitude qui globalement était bien meilleure que ce que je pouvais avoir jusqu’à présent. La régularité était meilleure aussi et je pense que notre travail au galop était propre et plutôt agréable à regarder. Maintenant il faut trouver des solutions sur les problèmes que j’ai notamment sur le piaffer, problèmes que je rencontre uniquement en piste. L’objectif premier va être de retrouver un entraineur puisque cela fait deux ans que je m’entraine seule puis de retrouver de la routine en concours. 

La prochaine étape du Grand National, qui se tiendra à Cluny du 11 au 13 septembre est donc au programme ? 

Oui et nous devrions d’ailleurs y être toutes les deux engagées avec Claudia ! Le but est vraiment de régler mes problèmes en piste pour prétendre à des moyennes qui nous ouvrirons à nouveau les portes des concours internationaux. En cela le circuit du Grand National est vraiment intéressant avec un plateau de qualité, des pistes dignes de concours internationaux et de bons juges. Je pense aussi commencer à m’entrainer avec le coach de Claudia, le Néerlandais Rien van der Schaft. Pour cela j’irai dans les écuries de Claudia dans les Yvelines une fois par mois dans l’idéal. Je suis Claudia depuis longtemps et je trouve son évolution intéressante. Je pense que cela peut être une nouvelle technique de travail qui peut être intéressante pour Dickens et moi. 

Après avoir passé plusieurs mois en Allemagne, vous êtes dorénavant installée chez Equineo, près de Metz. Comment cela s’est-il passé ?

J’étais en effet dans les écuries Meggle en Allemagne, près de Munich, ou je travaillais en collaboration avec Matthias Bouten (ancien cavalier chez Isabell Werth, NDLR). C’est clairement une expérience qui a été très bénéfique et pour moi, le travail effectué avec entre autres Matthias et Wolfgang Wittig, a permis l’évolution de tous les points positifs de Dickens. Lorsque je suis rentrée en France, j’ai décidé de me mettre à mon compte et j’ai alors trouvé une super écurie à Metz, Equineo, qui se situe idéalement pour le commerce et les concours à 30 minutes du Luxembourg, de la Belgique et de l’Allemagne. A Equineo, qui est aussi mon partenaire, je travaille en collaboration avec Anaïs Woisard, ostéopathe de formation, et Julien Foubert dans une structure conçue autour du bien-être des chevaux. La structure possède un centre de thalasso avec un aqua trainer, une piste de galop, une grande carrière et un grand manège, une piste en herbe, des paddocks, un accès direct à la forêt et de nombreux boxes. C’est vraiment une structure haut de gamme intéressante pour les chevaux de haut niveau.

Quel est votre rôle au sein de cette structure ?

L’idée est de développer la clientèle pour Equineo tout en ayant des chevaux au travail avec un objectif de compétition. Toujours en collaboration avec Anaïs et Julien, qui me font confiance, je travaille un jeune étalon de 3 ans par Glock’s Toto Jr que je souhaite sortir dans les 4 ans l’année prochaine. J’ai aussi ma jeune pouliche, fille de La Carolina et donc de Swing de Hus, qui vient d’entrer en débourrage. Je travaille avec les chevaux qui viennent chez Equineo en thalasso, en rééducation, ou même simplement en vacances tout en ayant en parallèle une clientèle de cavaliers propriétaires, en montant des chevaux de saut d’obstacles sur le plat et en développant de plus en plus les stages à l’extérieur.