La FFE réunit les troupes de l’endurance
samedi 21 décembre 2019

Séminaire endurance FFE 2019
Ils étaient nombreux à se réunir lors du séminaire organisé par la FFE © Jocelyne Alligier

Avec de nombreux changements au règlement FEI et la perspective du Mondial 2020 devant effacer le gros raté de Tryon, l’année 2020 s’annonce essentielle pour l’endurance équestre. Une bonne occasion pour la FFE d’organiser un séminaire avec tous les acteurs de l’endurance.

Les pratiquants d’endurance ont répondu positivement à l’organisation d’un séminaire autour des grands thèmes faisant débat actuellement. Les 16 et 17 décembre, plus d’une centaine de cavaliers, coachs, officiels de compétitions et organisateurs se sont retrouvés au Parc FFE de Lamotte dans une excellente ambiance, même si les échanges n’ont pas échappé à quelques pointes d’humour parfois un peu caustique ! Pour les exposés thématiques et répondre aux nombreuses questions était présent le staff fédéral avec Martin Denisot qui suit la discipline au sein de la DTN, le sélectionneur Jean-Michel Grimal, Pascale Dietsch élue du Comité Directeur et Michel Faucon président de la commission fédérale, avec le renfort de Stéphane Chazel président de l’ACA qui même si officiellement n’est plus membre de la commission FEI, reste très impliqué dans les échanges autour du règlement FEI.

Celui-ci constituait le premier plat de résistance du séminaire avec des points clés en débat comme l’augmentation de la distance minimum des CEI 1* (100 km au lieu de 85), la revalorisation des qualifications pour accéder aux CEI 2* et 3*, et le poids minimum à 75kg sur ces épreuves, qui font grincer les dents de bons nombres d’endurants, y compris dans notre pays, défendeur de certaines valeurs de la discipline. La France a toutefois réussi, grâce à un lobbying important au sein de la Fédération Equestre Européenne, à faire passer quelques idées dans ce règlement qui sera en application sur certains points au 1er janvier, et d’autres au 1er juillet 2020 !

On note toutefois avec satisfaction un durcissement des sanctions en cas de « conduite incorrecte », un prolongement des périodes obligatoire de repos entre deux CEI et des disqualifications pour les cavaliers ayant mis leurs chevaux dans le rouge pour vitesse excessive. La suite logique est de savoir comment le règlement FFE peut, ou doit, intégrer ces évolutions internationales.

La seconde journée a commencé avec une matinée consacrée aux perspectives de développement. Si certains CRE comme l’Île-de-France ont bien compris l’intérêt de soutenir l’endurance, cela apparaît bien difficile pour certaines régions et les regroupements géographiques en grands CRE n’ont pas été un bonus pour la discipline ! Après un bon développement au début de la décennie, la division clubs - qui recense 5 188 cavaliers différents représentants 9 247 départs pour 1 009 épreuves - peine à trouver un second souffle. Il en est de même pour les Amateurs - 2 215 cavaliers différents représentants 7 442 départs pour 969 épreuves -, alors que la tendance pour les cavaliers Pro est à la hausse avec 727 cavaliers différents représentants 2 557 départs pour 183 épreuves.

Les débats ont montré la nécessité de mettre en place des circuits favorisant la valorisation de ces cavaliers avec un important potentiel de compétiteurs à séduire du côté des Amateurs, toutes disciplines confondues. Les enseignants sont un levier clé pour le développement de l’endurance et la création d’un Brevet Fédéral d’Entraineur devrait donner plus de lisibilité  à la discipline dans l’enseignement. Jean-Michel Grimal, qui avait réuni les cavaliers l'équipe de France pour un débriefing, a présenté les enjeux de la saison 2020 et le dispositif fédéral autour des sélections. Le séminaire s’est achevé avec deux sujets cruciaux : bien-être animal et dopage avant que chacun reprenne la route ravi de ces échanges.