Para-dressage : les dernières médailles attribuées, Chiara Zenati huitième
lundi 30 août 2021

Chiara Zenati et Swing Royal, accompagnés de leur school rider, Sébastien Goyheneix
Chiara Zenati et Swing Royal, accompagnés de leur school rider, Sébastien Goyheneix © T.Nguyen CPSF

Ce lundi sonnait l’heure de la dernière des trois reprises possibles sur une échéance paralympique en para-dressage, la finale freestyle. Elle réunissait les huit meilleurs couples de chaque grade à l’issue de la reprise individuelle, qui s’est tenue les jeudi 26 et vendredi 27 août derniers. Un couple français était parvenu à se qualifier : Chiara Zenati et Swing Royal, en grade III.

Pour sa première paralympiade, elle s’en est assurément bien sortie. À seulement dix-huit ans, Chiara Zenati a fait preuve d’une maturité et d’un sang froid à toute épreuve tout au long de ces Jeux. Après deux très jolies reprises, vendredi dans l’individuelle et samedi dans la reprise par équipe (où elle décroche d’ailleurs la meilleure note française !), elle avait rendez-vous une dernière fois sur le stade du Parc équestre de Baji Koen pour la finale freestyle. Malheureusement, tout ne s’est pas aussi bien passé que lors de ses précédentes prestations. Dans le premier coin suivant son entrée, Swing Royal (Royal Blend) a pris peur et est parti au galop après avoir fait un écart, obligeant sa cavalière à faire demi-tour pour repartir dans ce coin pour effectuer correctement sa figure. Un couac qui n’a pas semblé avoir perturbé la cavalière, qui a monté sa reprise exactement comme elle l’avait fait jusqu’ici : proprement et élégamment, tentant de transmettre son calme à Swing. Celui-ci, assez tendu mais aux ordres, a commis une autre faute à l’entame d’un enchainement de deux demi-cercles de 10 m, où il a manqué de partir au galop mais a été superbement maîtrisé par Chiara. Celle-ci a gardé tout son sang froid et fait preuve d’un calme remarquable pour tirer le meilleur de son Hanovrien noir. Forcément, ces fautes se ressentent dans sa note. Avec 70.187%, elle termine huitième de cette finale freestyle. Mais qu’importe, la cavalière ne s’est pas privé de féliciter longuement son partenaire après son salut, et c’est toujours avec son large sourire qu’elle a quitté une dernière fois le stade, saluant ceux venus l’applaudir.

En sortie de piste, Chiara Zenati peinait à cacher sa déception : « Je suis déçue de notre reprise. Nous avons bien sûr perdu des points quand Swing a fait cet écart en tout début d'épreuve, mais je ne pensais pas en perdre autant. Je suis tout de même satisfaite d'avoir réussi à le gérer et à le reconnecter à moi ensuite. Je suis également contente d'avoir réussi à nous remettre en phase avec la musique de notre freestyle. Ces premiers Jeux paralympiques étaient une bonne expérience, maintenant, on va se concentrer sur les Jeux de Paris 2024 ! » De son côté, Fanny Delaval, cheffe d'équipe du para-dressage tricolore, revient sur la reprise de sa cavalière et pense déjà aux prochains axes de travail : « Aujourd’hui, nous savions que nous pouvions être moins compétitifs que dans les autres épreuves. C’est sûr que nous sommes un peu déçus car si nous étions moins audacieux techniquement, en artistique Chiara et Swing méritaient une bonne note. De fait, cette prestation de Chiara nous incite à travailler sur un programme spécifique freestyle dans nos prochaines master class. Pour nous tous, ces Jeux resteront une belle aventure et nous allons vite nous remettre au travail avec un seul objectif : performer à Paris. » Carlos Lopes, formateur, attend que « chacun fasse le point sur son expérience à Tokyo et puisse en tirer des enseignements que nous pourrons appliquer dans nos master class dès le mois d’octobre. ». Rendez-vous est donc donné aux para-dresseurs français afin de se préparer au mieux pour les Jeux de Paris, dans trois ans.

Les médaillés d’or individuels voient double

En para-dressage, il est possible de récolter deux médailles individuelles. La première lors de la reprise individuelle qualificative pour la finale freestyle, et la seconde donc à l’issue de la finale freestyle. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les favoris n’ont pas lâché le morceau puisque tous les couples qui étaient médaillés d’or lors de la reprise individuelle font coup double et glanent également l’or associé à la finale freestyle. En grade I, le podium est exactement le même que celui de la semaine dernière puisque la numéro un mondiale Roxanne Trunnell (86.927) remporte l’or pour les Etats-Unis avec Dolton (Danone I), devant le Letton Rihards Snikus (82.087), en argent avec King of the Dance (Kadilak LS), tandis que l’Italienne Sara Morganti (81.100) s’octroie le bronze, sur Royal Delight (Royaldik). 
Chez les couples du grade II, la Grande-Bretagne ajoute deux nouvelles médailles à son palmarès. La première est en or grâce à la performance de Lee Pearson (82.447) et Breezer (origine non déclarée), tandis que Georgia Wilson (76.754) repart avec le bronze autour du coup sur Sakura (origine non déclarée). Entre les deux britanniques s’intercale l’Autrichien Pepo Puch (81.007), avec Sailor’s Blue (Swarovski), en argent donc.
Le Danois Tobias Thorning Joergensen n’a laissé aucune chance à la concurrence et déroule avec Jolene Hill (Blue Hors Schufro Hit) la meilleure reprise du grade III, avec une note de 84.347%, qui lui permet d’ajouter une nouvelle médaille d’or à son palmarès. Natasha Baker et Keystone Dawn Chorus (Dimaggio) sont en argent pour la Grande-Bretagne (77.614), tandis que le bronze revient à la Norvégienne Ann Cathrin Lubbe (76.447), sur La Costa Majlund (Sir Lancelot M). 
Après avoir battu son record personnel hier et offert une médaille d’argent à son équipe, la Néerlandaise Sanne Voets cartonne avec son alezan Demantur (Vivaldi) en grade IV, grâce à une reprise notée à 82.085%. C’est près de sept points de mieux que sa dauphine, la Suédoise Louise Etzner Jakobsson (75.935), aux rênes de Goldstrike B.J. (Dreamcatcher). La Belge Manon Claeys (75.680) complète le podium et se pare de bronze avec San Dior 2. Cette médaille de bronze n’est d’ailleurs pas la seule qui revient au Plat Pays puisque c’est sans surprise que Michele George s’impose et décroche l’or en grade V grâce à ses 80.590% récoltés par Best Of 8 (Bonifatius). Elle devance d’une courte tête le Néerlandais Frank Hosmar (80.240), argenté avec Alphaville (Sandreo). Enfin l’Allemagne empoche le bronze grâce à Regine Mispelkamp (76.820) et Highlander Delight’s (Florencio 2). 

Retrouvez les résultats complets des grades I, II, III, IV et V en cliquant sur le chiffre correspondant.