Les Lions s’offrent leur première Queen’s cup
mardi 25 août 2020

Polo - Les Lions (en blanc) vs Park Place (en bleu)
Les Lions (en blanc) s'offrent la Queen's cup au terme d'un match palpitant © Images of Polo

Le soleil était de retour pour la finale de la 60ème Cartier Queen’s cup dimanche après-midi, mais sans public. Même la famille royale, qui fait traditionnellement de cette coupe un événement phare de la saison, n’était pas présente. Les Lions-Great Oaks de Dillon Bacon l’ont emporté d’un tout petit point, en période supplémentaire.

C’est dire si le match a été serré, sévère, palpitant. D’un côté, Les Lions, emmenés par Dillon Bacon, qui joue avec Santiago Laborde et les deux jeunes prodiges, Barto et Jeta Castagnola, 18 et 17 ans. En face, l’équipe Park Place du Russe Andrey Borodin, avec Will Harper et deux virtuoses d’expérience : les frères Pieres, Gonzalo et Facundo. Un duel terrible où les Lions montrent leur jeu agréable à regarder, ouvert, où les quatre partenaires ont leur rôle et jouent une partition à l’unisson. Un démarrage sur les chapeaux de roue pour avoir l’avantage au score, et qui leur permet d’arriver à la mi-temps avec un but d’avance. Alors qu’ils continuent à prendre le large, les Pieres les grignotent en dernière période et remontent fort, pour finir à égalité. Les Lions n’ont pas dit leur dernier mot et sortent leur atout avec les frères Castagnola. Surgi de nulle part, Barto passe la balle à Jeta qui réussit le but en or par un tir phénoménal, synonyme de fin de partie.  

Net et sans bavure

Les Lions n’en étaient pas à leur coup d’essai puisqu’ils ont déjà gagné en demi-finale de la même façon contre Monterosso. Même scénario avec New Generation, de Jean-François Decaux, et ce tir fatal en temps supplémentaire. Jeta est un excellent buteur qu’on retrouvera avec plaisir sur le 20ème Open de France à Chantilly à partir du 4 septembre, où il accompagne son patron Dillon Bacon.
Venus à Windsor pour la première fois, Les Lions ont fait un parcours magnifique sur cette 60è Cartier Queen’s très disputée. En effet, elle rassemblait dix équipes de premier niveau et une brochette de ténors latinos. Aussi le capitaine Dillon Bacon a-t-il été logiquement nommé « meilleur joueur » du tournoi.
Pour la première fois, la petite finale était une affaire de famille, elle opposait Alessandro Bazzoni (Monterosso) à sa femme Siri (MT Vikings), qu’il a battu 6 à 5. Encore une preuve que les femmes tirent leur épingle du jeu au polo, jusqu’au plus haut niveau !

Plus d'informations : www.guardspolo.com et www.pololine.com