Polo : Adèle Renauldon, bien entourée
mercredi 15 juillet 2020

Adèle Renauldon
A 19 ans, Adèle Renauldon bénéficie déjà d'une belle expérience à l'étranger et se donne les moyens de continuer à progresser aux côtés du n°1 français © Arnaud Soalhat

La jeune joueuse de polo française Adèle Renauldon a démarré la saison en fanfare : deux tournois et deux victoires à Apremont, avec Brieuc Rigaux, n°1 français, son coach.

Un peu déçue par l'équitation classique, Adèle s'est vite entichée du polo grâce à quatre figures de ce sport à Chantilly : Pascal Jamet l'a mise en selle au poney club et lui a donné le goût du jeu avec ses petits matches entre copains et lui a fait découvrir l'ambiance sympa au championnat de France à Lamotte-Beuvron. Pascal Renauldon, son père, l'a introduite dans le milieu et lui a donné accès au "grand terrain". Puis Lia Salvo, première joueuse mondiale et amie de la famille, qui a ses habitudes à Chantilly, l'a invitée en Argentine où elle a passé trois mois en 2016 et s'est exercée avec Hector Salvo, le patriarche. Enfin, le professionnel cantilien, Brieuc Rigaux (han6) qui l'a prise sous son aile, lui passe tous ses précieux tuyaux: "c'est une chance et un bonheur car Brieuc est généreux. Avec lui je progresse en équitation, en dressage, sur la stratégie du jeu, il me guide pour entraîner mes chevaux", résume Adèle.

A 19 ans, avec un handicap féminin à 3, elle dispose de six chevaux: Kastel, né chez Patrick Guerrand-Hermès à La Palmeraie au Maroc, Catharosa, pur-sang réformée, avec de beaux papiers argentins, qui vient du horse-ball ; Puritana, un cadeau du pro argentin Dario Musso avec qui il a joué des matches de 20 goals ; Salayn, un hongre né chez Edouard Carmignac en Normandie, dont la mère a gagné la Coupe d'Or de Deauville et enfin des chevaux avec moins d'expérience, Titi parisien, 6 ans et qui débute les tournois cette année ainsi que Allons Zenfants, 3 ans - deux pur-sang de réforme offerts par Céline Gualde, du haras Cap'Orne. "Je les aime tous. En fait c'est le dressage et le travail à long terme qui me passionnent, je suis heureuse quand je vois qu'une de mes montures est coopérative en match."

Avec Brieuc, "qui voit tout sur le terrain", Adèle apprend les qualités indispensables du bon joueur : rester concentré, à l'écoute de ses coéquipiers et de ses chevaux, sans se laisser dérouter par l'ambiance électrique, ceux qui s'énervent et qui crient ... avant de débriefer au calme. "Brieuc reste positif, il ne cesse d'encourager son équipe, il parle de nos erreurs et les explique sans râler, il insiste sur nos points positifs."

Selon les tournois, Adèle change de poste. Dans les matches mixtes elle joue en attaque : "il faut être concentrée et avoir confiance en soi pour aller au but, c'est valorisant." Dans les tournois féminins, elle joue plutôt en défense ; il s'agit alors de relancer le jeu en passant vite la balle devant, et de servir de rempart devant les poteaux. Elle aime bien marquer l'adversaire en poussant son cheval pour tenter de "lui reprendre la ligne" (c'est-à-dire la priorité sur la balle) ou pour l'empêcher d'y accéder. "Avec mes chevaux plutôt grands, c'est facile! Mais au polo il faut s'adapter et surtout pouvoir compter sur la cohésion de l'équipe."

Le programme de l'été?

La ladies'cup ce weekend à Chantilly, puis son équivalent mi-août à Deauville et -si tout va bien- retour à Chantilly pour l'Open de France féminin en septembre, dans l'équipe de Lia Salvo : "Mon amie Lia est attachante car elle sourit toujours! Sur le terrain elle reste calme et positive et elle joue admirablement bien!".