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Sainte-Mesme : la 1e fois est la bonne !
lundi 21 septembre 2009

jaeger9-remise prix
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Venue pour la première fois disputer l’Open de France à Chantilly, l’équipe francilienne de Sainte-Mesme l’a emporté 7/5 contre Jaeger-Lecoutre/In the wings par un beau dimanche ensoleillé devant 3 000 spectateurs ravis de l’intensité du jeu.

Sainte-Mesme c’est une famille : Birger Strom, le père, son fils Robert, prodigieux tireur de 18 ans, plus leurs amis argentins Christian Nordheimer (han5) et le super malin Gonzalo Won Vernich (han7). Un ensemble bien huilé, une précision dans les gestes, une bonne cavalerie. En face, Jaeger-Lecoutre/In the wings rassemble les deux vedettes argentines Tomas Goti (han7) et Faty Reynot Blanco (han6), l’autre jeune prodige de 18 ans, Pablo Llorente (han 3) et Véronique Empain en défense. Tomas Goti marque au départ mais son équipe perd aussitôt l’avantage et ne le retrouvera qu’un instant : trop en défense ? Trop tendue ? Jaeger-Lecoutre/In the Wings a peut-être laissé échapper le match sur quelques secondes d’hésitation ici et là, juste le temps que Sainte-Mesme se repositionne et que Robert Strom lui vole la balle. Il marque et marque encore. Jouant les pénalités (et les appelant) Jaeger-Lecoutre/In the Wings en a raté de sévères. Des longues minutes passent, de longues attaques sont lancées en aller-retour rapide sur toute la longueur du terrain, sans aucun but. Ces aléas nous ont offert un match palpitant, bien porté par un public attentif, admirant Pablo Llorente qui vient sur toutes les balles, Tomas Goti rapide comme l’éclair, Robert Strom tournant avec souplesse sur lui-même et se faufilant entre ses adversaires comme un félin, Gonzalo Won Vernich glissant hors du paquet de défenseurs pour dégager au loin devant, puis filer la balle jusqu’au but adverse et se l’envoyer bien tranquille entre les poteaux. Et la cloche sonne. Il signe ainsi joliment la victoire de Sainte-Mesme. « Notre équipe n’a pas gagné, conclut Yves Meylan, dg de Jaeger-Lecoutre, mais nous n’étions pas venus pour cela et Sainte-Mesme avait tout simplement une tête de plus cet après-midi ! »

Birger Strom : « notre équipe est fluide car on joue, mon fils est moi, avec Cristian Nordheimer depuis des années et l’arrivée de Gonzalo nous fait progresser. Ce tournoi, très bien organisé, était équilibré.» Le Suisse Thomas Rinderknecht, capitaine de Marquard media, fait chorus : « j’ai participé à tous les opens de France depuis 15 ans, cette édition est la meilleure, avec dix équipes en lice, bien équilibrées, des terrains d’une qualité exceptionnelle, meilleurs que jamais et, ce qui ne gâche rien, comme il a fait beau tout le temps, on a joué tous les matches à l’heure : c’était extra ! »Robert Strom symbolise la vitalité de la jeune garde française, mise en lumière par ces trois semaines de compétition à Apremont. Les équipes alignaient pour la première fois de jeunes pros français et des jeunes capitaines. L’équipe qui se classe 3e, Tres Marias, emmenée par Hugues Morin, compte deux Français classés handicap 4, Pierre-Henri N’Goumou et Thierry Vétois, les frères Pailloncy (han 2 & 3 ) mènent HB Team et Matthias Guerrand-Hermès, dirigeant La Palmeraie, est handicap 2 … La liste n’est pas close… Comme le souligne Patrick Guerrand-Hermès, fondateur du club d’Apremont et président de la fédération internationale de polo : « ce tournoi achève une grande année, un grand bonheur de voir le succès du polo et cette ambiance … »Petites touches impressionnistes pour qualifier l’ambiance : champêtre avec pique-nique tout autour du terrain ; jeune aussi côté public ; décontractée, avec des invités dégustant leurs petits fours assis sur les balles de paille dans le quartier VIP, une musique de boite de nuit à fond pendant les matches et des joueurs venant parader pour la remise des prix avec leur bébé sur le podium … même pendant la rituelle douche au champagne !