12 heures plus tard....toujours en selle
mardi 16 juin 2009

deauville9-bost
Roger-Yves Bost © Eric Fournier

Le temps pour Bosty de savourer sa victoire à Cannes, de donner les consignes aux grooms, de dormir quelques (trop courtes) heures.....et

Pénélope, Philippe et Bosty sautaient dans un taxi, rejoignaient l’aéroport de Nice, atterrissaient à Charles de Gaulle ou Orly...le parking, l’autoroute, direction Deauville.

Il ne se sera écoulé qu’une douzaine d’heures entre leurs parcours dans la soirée sur le terrain des Espérides jusqu’au moment ou ils seront remontés en selle sur l’Hippodrome de la Touques. Bosty trouva l’énergie suffisante pour monter trois chevaux dans l’épreuve du matin, se classant même 7ème du G.P 1,40m avec Kokoboy Latour ; Pénélope se mit à cheval à 11 h 30 pour procéder à quelques réglages de Topinambour avant de s’élancer dans le Grand Prix. Quant à Philippe Rozier, ses deux chevaux (Idéal de Prissey et My Fair Lady) étaient arrivés samedi soir de Bois le Roi pour disputer également le G.P du Grand National.

Pénélope Leprévost « On essaie évidemment de prévoir, d’anticiper la logistique mais des aléas de dernière minute peuvent perturber le planning. Ce week-end mon organisation a été remise en cause avec l’indisponibilité de Michel (Robert). Jubilée devait transiter chez lui avant Rotterdam la semaine prochaine ».

Philippe Rozier « J’ai entre deux et trois camions sur la route et je jongle d’un concours à l’autre. On enchaîne parce qu’on aime ça et qu’on a la chance d’avoir choisi ce métier. C’est le système français qui est fait comme ça, nous devons mener de front jeunes et vieux chevaux. Je n’y échappe pas.

Bosty «On enchaîne parce que il faut préparer la relève. Pas de jeunes, pas de vieux ! Il faut former sans cesse parce qu’il y a des propriétaires qui misent sur nous et qui attendent des résultats dans des épreuves certes plus modestes que Cannes ou Deauville mais tout aussi importantes pour demain. Je serai donc en SHF mardi.

D’un point de vue logistique, les trois tricolores nous indiquaient que leurs chevaux dormaient à Cannes et reprenaient la route très tôt dans la matinée. « Je pense même que si je ne rentre pas trop tard de Deauville, je devrais pouvoir monter Idéal de la Loge en forêt ce soir » disait Bosty qui brûlait de retrouver son étalon.