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A si peu de chose près
vendredi 24 juillet 2009

hickstead9-bost
roger-Yves Bost et Idéal © Sylvia Flahaut

La deuxième manche de la coupe des nations avait étrangement un goût de déjà vu. Démarrant sous des trombes d'eau, comme un peu plus tôt dans la journée, ce furent finalement les mêmes équipes qui s'imposèrent à son issue.

Dans le cadre d'un barrage franco-allemand, où Roger-Yves Bost fut le premier à s'élancer, les Tricolores cédèrent la place aux cavaliers aux vestes rouges.

Si une légère déception s'est faite ressentir, les Tricolores n'ont pourtant aucune raison de rougir. Une fois de plus, ils ont montré leur ténacité et leur régularité, au sein de cette étape de la coupe des nations, à Hickstead. Première à s'élancer, Pénélope, commet une faute sur l'oxer numéro 3 lors de la deuxième étape, en compagnie de Jubilée. En montée, sur une piste un peu collante, la jument effleurera le deuxiéme plan de ses postérieurs. Quant à Roger-Yves Bost, c'est la rivière qui ne lui portera pas chance. Idéal y laissera un pied. Son cavalier concèdera un peu plus tard que c'est souvent un probléme pour les chevaux d'âge: "auparavant, il atterrissait un mètre derrière l'eau. Aujourd'hui, avec son expérience, c'est un peu différent. J'aurais dû la monter un peu plus fort sans doute". Olivier Guillon, à son tour, fait deux fautes avec Lord de Theize, et Kraque Boom semble ne pas trouver le terrain à son goût, si bien que Kevin Staut décide d'abandonner, après quelques erreurs déjà commises. Finalement, Andreas Knippling, pour l'Allemagne, commettra une faute de trop, qui permettra aux Tricolores de participer au barrage. Roger Yves Bost s'élance alors sur l'imposant mur, premier obstacle du barrage. Rapide, son début de tour inquiète les Allemands. Mais, en perte d'équilibre dans la descente, il commet une faute sur la palanque. Du côté de l'équipe allemande, on joue la carte de la sécurité: Janne Friederike Meyer, double sans faute dans les deux manches, signe un parcours sans pénalité, avec cinq secondes de plus. Pour autant, Laurent Elias, entraîneur national, admet que les objectifs du début de saison sont largement atteints: "c'est une petite déception, c'est vrai, mais globalement, une réelle satisfaction. Nous sommes restées dans la course tout au long des deux manches, l'Allemagne passe devant dans le dernier virage, c'est le jeu. Et Bosty a pris tous les risques. Il est cinq secondes devant la cavalière allemande.Il n'y a rien à regretter."

A l'arrivée et au bout du compte, la France se maintient en tête du classement, toujours devant les Etats-Unis, mais avec un peu plus d'avance. Laurent Elias admet volontiers que ces succès à répétition et la série de victoires des Tricolores contribuent à mettre en confiance l'équipe: "ils peuvent se baser sur de solides acquis techniques. Néanmoins, cette régularité est également une source de motivation pour les cavaliers. Ils savent qu'on peut trébucher très facilement, même arrivé à ce stade des choses. La confiance est une chose, mais la volonté en est une autre et non des moindres. Aujourd'hui, et selon ces résultats, nous pouvons affirmer que nous avons fait de choix assez judicieux concernant les sélections. Nosobjectifs sont largement atteints. Au début, il n'était pas question de gagner la Super league, mais d'abord de se maintenir. Et je crois que ce but est aujourd'hui largement atteint.