CSI 2* Fontainebleau : la Suisse aux honneurs dans le Grand Prix CWD
dimanche 26 juillet 2020

Bryab Balsiger CSI 2* Fontainebleau Juillet 2020
Bryan Balsiger et Clouzot de Lassus se sont imposés dans le GP 2* bellifontain © Béatrice Fletcher

Alors que dans la matinée, le Grand prix Amateur Gold Tour FFE Esthederm était remporté par la cavalière belge Elodie Guillaume, devant les tricolores Christophe Guillaume et Juliette Mathieu, et que la toute jeune Zoé Maréchal s’adjugeait sa seconde épreuve poney du week end, dans l’après midi, le public s’était regroupé autour du terrain d’honneur pour assister au Grand Prix 2* CWD à 145cm tracé par Yann Royant.

Sur les 69 prétendants à la victoire, seuls huit parviennent à boucler le tour initial sans pénalités, notamment en raison d’un temps imparti réduit de 84 à 80 secondes après les premiers passages, un élément qui s’est avéré déterminant au cours de l’épreuve puisque 19 cavaliers se voient crédités d’un point de temps dépassé. Lors de l’affrontement décisif au chrono, cinq cavaliers réitèrent le tour parfait, tandis que Bertram Allen, visiblement parti pour s’imposer, mais victime d’une chute sans gravité dans le dernier tournant, perd tout espoir de victoire. 

Bryan Balsiger, en selle sur Clouzot de Lassus, boucle un barrage gagnant en 41’’35. Le visage illuminé par un large sourire, le jeune champion suisse se disait enchanté du hongre gris de 12 ans, fils d’Ugano Sitte x v Tenor Manciais. « Il a sauté magnifique, j’ai pu faire le barrage que je voulais, même s’il y avait des cavaliers très rapides. Je tiens à remercier Olivier de Coulon qui me l’a confié voilà quatre ans, il est le propriétaire de la plupart de mes chevaux, et me suit sur presque tous les concours. C’est une grande chance de pouvoir monter de si bons chevaux. » Bryan, qui partage  son temps entre les écuries de son propriétaire à Neufchâtel et les écuries familiales, est actuellement à la tête d’une quinzaine de chevaux, pris en charge et formé par « une super équipe ». « C’est la première fois que mon père Thomas, avec qui je travaille depuis toujours, n’a pas pu être présent aujourd’hui. C’est à lui et à Clouzot de Lassus que je dois cette victoire, ainsi que mes titres de champion d’Europe de moins de 21 ans, champion de Suisse Elite, et la victoire dans la Coupe du monde à Oslo. C’est toujours un plaisir de monter sur ce terrain où les chevaux apprennent beaucoup », concluait Bryan.

Avec un chrono de 41’’53, le français Olivier Perreau s’adjuge la deuxième place aux commandes de Gl Events Dolce Deceuninck, jument de 11 ans fille de Toulon x Cartier van de Heffinck qu’il achetait au début de son année de sept ans. « Je suis super content de Dolce, qui a très bien sauté, j’ai perdu du temps sur le dernier en remettant une foulée de plus. C’est ma seconde jument, elle épaule Venizia d'Aiguilly dans les gros concours. Elle adore sauter sur ce terrain là. » Suite du programme pour le couple, Opglabbeek puis Grimaud. Le podium est complété par le Britannique Matthew Sampson, associé à DSP Colosco, entier gris de 12 ans fils de Check In 2 x Concetto, qui franchit la ligne en 43’’60. Ravi de la performance du cheval de sa « girl friend » qu’il montait pour la quatrième fois en concours, Matthew se disait ravi non seulement du résultat mais aussi d’être venu à Fontainebleau. Après quelques semaines de repos, le couple prévoit d’aller en Espagne pour prendre part au Sunshine Tour.

La quatrième place, dans ce Grand Prix très disputé, revient au Belge Arnaud Doem avec un chrono très proche de 43’’92, en selle sur Edgard de Prefontaine, SBS de 10 ans fils de Contact van de Heffinck x Orlando, propriété de sa naisseuse Françoise Collart-Duquesne. Basé à Mons, le cavalier qui n’était pas venu depuis trois ans à Fontainebleau, s’adjugeait le titre de vice champion de Belgique avec Edgard en 2018 et se classait régulièrement dans les GP à Royan en début de saison. 

Résultats complets ICI

Le bilan de l’organisateur 

A l’heure du bilan, suite à deux week ends consécutifs, l’organisateur Vincent Goehrs se disait ravi d’avoir pu reprendre le concours, accueillir chevaux, cavaliers et propriétaires. « Nous avions très envie de revenir à Fontainebleau, d’étrenner le Petit Parquet, qui relance le site. On repart de l’avant. C’était un vrai sujet, qui a été bien abordé, bien traité, et bien réglé, c’est hyper prometteur pour le site qui génère une véritable passion de la part des cavaliers de tout niveau et de toutes provenances. C’est une grande satisfaction et une grande émotion de voir que les gens sont heureux au Grand Parquet. Grâce à cette nouvelle carrière, qui relance l’attractivité du site, on sollicite moins le terrain d’honneur, qui ne peut donner que ce qu’il a, mais qu’il faut respecter pour ce qu’il offre. » Concernant les futures tranches de travaux du Grand Parquet, dont l’éventuel passage en sable du terrain d’honneur, l’organisateur se montre dubitatif. « L’exception n’est jamais simple à gérer. Il faut s’organiser de façon à conserver cette exception, tout en étant en mesure d’accueillir les cavaliers par tout temps. Si l’on fait une croix sur l’exception, je crains que le site ne devienne commun. En France, voire en Europe, les sites qui offrent une telle diversité, avec trois très bonnes pistes en sable plus un terrain en herbe, sont très rares. Il convient d’être très prudent avant de faire disparaître ce qui constitue un véritable atout depuis de très longues années. Il existe certainement des solutions pour mettre en place une organisation harmonieuse et raisonnée de l’ensemble du site. Les organisateurs comme nous ont aussi leur rôle à jouer. Il est essentiel de préserver ce patrimoine, qui nous dépasse, et qui impose l’humilité. »