CSI 2* Jardy : Benoit Petitjean sur un nuage avec Saphir
lundi 16 septembre 2019

Benoit Petitjean et Saphir de la Vallée CSI 2* Jardy 2019
Benoit Petitjean et Saphir de la Vallée sur l’ultime obstacle du barrage © Claude Bigeon

Le Jumping international de Jardy était au programme en ce week-end de la Journée du cheval qui attire toujours énormément de monde dans ce parc départemental des Hauts-de-Seine. Mais côté sport, l’épreuve phare était le Grand Prix 145 du CSI2* qui est remporté par Benoit Petitjean associé à Saphir de la Vallée.

Dimanche 15 septembre, 15h15, on se croirait en plein mois d’août avec 28 degrés au thermomètre. Soixante couples sont au départ de ce Grand Prix qui ne permettra qu’à deux couples de se retrouver au barrage pour l’ultime parcours. Quatrième sur la start list, Benoit Petitjean et Saphir de la Vallée ouvrent le bal des sans-faute qui se réduira à un duo avec Marie Hécart, qui gagnait cette épreuve en 2018. Vingt-septième à prendre le départ, Marie Hécart est associée à Vahinée, une Selle français par Lauterbach, véritable bombe sautante. Le barrage sera très rapide, dans tous les sens du terme. Benoit Petitjean et Saphir réitèrent le sans-faute en 44’’46. Marie Hécart et Vahinée partent très vite, mais écopent d’une faute sur le vertical Arc de triomphe. Le chrono était plus rapide, 42’’70. A la troisième place, c’est une cavalière bien connue de la région, des Yvelines, Aurore Christen. Sans une barre en première partie d’épreuve, elle prend un petit point de pénalité pour temps dépassé, mais exulte littéralement à la fin de son parcours. La raison ? B Elvis Z, son hongre de 10 ans, elle l’a acheté à 5 ans et l’a préparé jusqu’à ce niveau. Autre cavalière aussi sans-faute, mais avec deux points de temps dépassé, Agathe Bosetti et Sublim des Grezils Tendercapital.

Ce Grand Prix était plutôt délicat. Le peu de sans-faute le prouve. Les fautes multiples et le nombre d’abandons, huit. Mais, pour Benoit Petitjean, ce professionnel de 37 ans, qui a été comédien et a joué le rôle d’Eric Navet dans le film de Jappeloup, voilà une victoire qui n’a rien d’une fiction. « C’est ma plus belle victoire », avoue Benoit Petitjean, qui a passé son BPJEPS à Jardy, il y a quelques années. « Je ne monte Saphir de la Vallée que depuis quatre mois. Il appartient à Ingrid et Chloé Debruyin, et dernièrement il tournait en 120-125 avec Chloé. Mais, il y a quelques années, il sortait en 140-145 avec Julien Massard. Depuis trois ans, il ne faisait plus de grosses épreuves. » Son cavalier est dithyrambique sur Saphir. « Je ne le monte que depuis fin avril, précise Benoit Petitjean, qui loue des boxes chez Sylvain Misraoui dans les Yvelines. Il a survolé ce parcours qui était subtil. Dès le début avec la ligne 3, 4, 5, puis le double avec une sortie à six foulées, il y avait une belle risque de s’ouvrir puis demi-tour pas loin du paddock. La deuxième ligne avait un gros vertical, à sept foulées, le triple, puis vers la fin, il y avait une palanque en numéro 11, fragile. Je m’entends tellement bien avec Saphir. Je ne pensais pas réaliser un tel parcours si tôt. Le cheval a confiance en moi, c’est fabuleux. Il a beaucoup de force, beaucoup de respect et est très complice, mais il peut être un peu mou. Je suis en train de trouver le bon tempo en serrant les courbes. Mon objectif ? C’est de confirmer dans les Grands Prix deux étoiles. J’aimerai bien le qualifier pour le championnat de France Pro 1 en 2020, à Jardy. » Actuellement basé dans les Yvelines, Benoit Petitjean, a passé deux ans, il y a deux ans chez Pénélope Leprevost, comme client. « J’ai beaucoup appris chez Pénélope », lance le vainqueur du jour, qui est désormais coaché par Inès de Balanda