CSI2* Nevers : Gustavo Arroyo fait retentir l’hymne du Vénézuéla
lundi 22 novembre 2021

Gustavo Arroyo et G&C Virko Minotais remportent le Grand Prix du CSI2* de Nevers
Gustavo Arroyo et G&C Virko Minotais remportent le Grand Prix du CSI2* de Nevers © Jean-Louis Perrier

La troisième édition du Nevers Jump s’est terminée avec un podium très international, dominé par le Vénézuélien Gustavo Arroyo, épilogue de deux week-ends de compétitions tous niveaux sur le site du Centre des Expositions de Nevers.

Cyril Gallois, dirigeant d’une écurie de propriétaires près de Nevers, préside le Nevers Jump qui tenait sa troisième édition. « L’idée est née après un concours indoor à Dijon en 2016. J’ai proposé à la municipalité de Nevers d’organiser une compétition hippique pour créer de l’animation sur le site du Centre des Expositions et j’ai eu l’accord pour 2017. Nous sommes une équipe d’une vingtaine de bénévoles présents sur le site pour assurer la mise en place avec les prestataires depuis le 5 novembre. Nous savions que cette année allait être compliquée à cause de la date tardive, car normalement nous sommes mi-octobre, donc c’est le premier indoor avant Equita Lyon. Sur le concours national du premier week-end nous avons eu beaucoup de monde (1400 engagés au total, ndlr) car il y a une forte demande des clubs de la région. Pour le CSI, c’est plus difficile car beaucoup de cavaliers amateurs ont mis leurs chevaux au repos après Lyon, et les Pro de haut niveau vont sur des concours de label supérieur. Économiquement ça va être difficile car si nous avons beaucoup de partenaires qui nous donnent de belles dotations en cadeaux, nous n’avons pas de soutien financier des collectivités. Mais nous avons eu beaucoup d’encouragements, Jean-Maurice Bonneau et Grégory Rulquin nous ont dit qu’ils nous soutiendraient. Nous nous sommes donné cinq ans pour arriver à l’équilibre. Nous avons aussi un projet pour un concours en extérieur sur le département de l’Allier. » À l’écart des circuits, le Nevers Jump mérite bien de faire sa place dans ce département pauvre en belle manifestation et où le public était au rendez-vous le dimanche, malgré la froideur sous les charpentes métalliques des grands halls !

Maëlle Noizat et Gustavo Arroyo : des vainqueurs inédits pour les Grands Prix

Le sport a été à la hauteur. Déjà le samedi, la victoire de la jeune Maëlle Noizat dans le Grand Prix du CSI1*, parrainé par L’Eperon, avait de quoi soulever l’enthousiasme ! En parfaite harmonie avec Carbinia (Rock'N Roll Semilly), la cavalière âgée de seize ans, venue de Bourges, s’est imposée dans un barrage à quatorze devant des cavaliers habitués de labels bien plus élevés ! Point d’orgue du week-end, le Grand Prix de la ville de Nevers, du CSI2*, a réuni quarante-six couples. Sur la piste de 77m X 42m, Michel Ismalun a pu tracer un parcours aéré avec des difficultés réparties sur l’ensemble des treize obstacles. Les combinaisons, le triple en n°6 et un double en n°10 venant après une ligne délicate en bord de piste, n’ont pas manqué d’être fautives. Sept couples en ont triomphé pour en découdre au barrage où l’impératif de signer le meilleur chrono a joué quelques tours aux plus audacieux, comme Jean-Luc Mourier, gagnant de la 1,45m le vendredi mais cette fois victime d’un refus de Kielekoo van T&L (Carabas vd Wateringhoeve). Parti en deuxième position après le jeune Allemand Tom Shewe, pénalisé d’une faute avec J’Adore Ter Putte (Berlin), Gustavo Arroyo a parfaitement maitrisé l’équation du sans-faute rapide avec G&C Virko Minotais (Chacco Blue). Seul le Portugais Luis Ferrera, installé dans l’Ain où il monte les chevaux du Suisse Bertrand Darier, a réussi à approcher sa performance avec Driss de Kerglenn (Mylord Carthago). Stéphanie Hennequin signait un meilleur chrono avec Black Pearl d’Amont (Romando de l’Abbaye) mais au prix d’une faute la reléguant au troisième rang devant la Junior Julia Mermillod Baron avec Canabis de la Folie (Action Breaker). La victoire est donc pour les couleurs du Vénézuéla, même si Gustavo Arroyo n’a pas fait trop de kilomètres pour rejoindre ce concours, étant installé aux Bréviaires dans les Yvelines. « J’achetais des chevaux en France et un jour, je suis venu chez Guy Jonquères d’Oriola. J’y suis resté !, raconte le cavalier. C’était il y a vingt ans ! Ma femme est venue aussi et nos enfants sont nés en France. C’est mon deuxième pays, où je me sens vraiment bien ! Je monte des chevaux de commerce mais Virko Minotais est à moi depuis deux ans. C’est un cheval plein d’énergie avec du caractère mais vraiment de gros moyens. Mon objectif est de faire les championnats du Monde en 2022 et de viser les Jeux olympiques de Paris ! ». 

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