CSI4* Saint-Lô : Edward Levy et Rebeca LS sur la bonne trajectoire
vendredi 23 octobre 2020

Edward Levy et Rebeca LS St Lô
Une fois de plus, Edward Levy et Rebeca LS ont été les meilleurs au barrage © Xavier Boudon

Alors qu’il avait échoué hier dans la qualificative pour le Grand Prix avec Uno de Cerisy, le français n’a pas manqué son premier véritable objectif du week-end. Il s’impose avec Rebeca LS pour la 3ème fois d’affilée dans cette épreuve non sans avoir dû s’employer sur un barrage disputé. Dominique Hendricks (BEL) et Bryan Balsiger (SUI) l’accompagnent sur le podium.

Autant le dire tout de suite, ce fut une épreuve fleuve comme nous le réservent souvent les internationaux, même de ce niveau. 63 couples au départ, 17 barragistes, Jean-Paul Lepetit et Alain Lhôpital, les chefs de piste emblématiques des concours manchois, avaient vu large, tout du moins si l’on ne s’intéresse qu’aux statistiques. Car à bien y regarder, les difficultés étaient bien présentes. Le manège du Pôle Hippique est toujours aussi compliqué à monter, surtout lorsque l’on enchaîne un parcours à 1,50m. Le triple placé en n°4 près de l’entrée demandait un gros effort dès le début de tour. La ligne courbe 6-7 (vertical sombre / oxer contre la lice) en a également piégé quelques uns, trop gourmands sur une distance qui ne tolérait pas l’à-peu-près. Le tracé fit somme toute son travail d’écrémage avec même une chute sans gravité du pauvre chilien Agustin Covarrubias associé à une certaine Teavanta II C Z, montée par le passé entre autre par Ruben Romp (NED) avant d’être vendue à Aleksandr Onyschenko (UKR) avant de passer sous la selle de Simon Delestre...autant dire qu’elle a déjà quelques kilomètres au compteur !

Serrer ou ne pas serrer

Le barrage s’annonçait copieux avec 17 candidats à la victoire finale. Une longue ligne droite pour entamer le parcours mettait d’emblée les couples sur orbite. Alain Jufer (SUI), premier à s’élancer, exécuta son plan à la lettre. Mais il donna surtout une bonne idée à ses opposants du tracé et de la méthode idéale. Mark McAuley (IRL) tenta sa chance mais manqua d’un peu de vitesse. Nicola Philippaerts (BEL) fauta sur la sortie du double (anciennement triple) tandis que Henrik von Eckermann (SWE) fit chuter l’entrée. Côté français, on attendait beaucoup de la belle Betty du Prieuré, la jument grise d’Alexandra Francart. Une jolie georgette sur le numéro deux en bout de ligne et leurs espoirs s’envolèrent… La solution vint de la nouvelle génération, et d’abord de Lucas Porter. Le jeune américain serra les virages au risque de tutoyer quelques barres, mais son panache paya : 9 centièmes de mieux, que fit vite oublier la nouvelle pépite suisse Bryan Balsiger, abaissant le chrono d’une seconde. Edward Levy savait qu’il avait une carte à jouer. « Il y avait deux grosses épreuves parmi mes objectifs ce week-end notamment celle-ci » explique le cavalier. « Cette épreuve était très convoitée avec tous les bons chevaux engagés. Je suis vraiment très content que ma jument gagne surtout de cette manière. Sur sable, sur herbe, la nuit, le jour, tant qu’elle a des barres devant elle, elle adore ça et se donne à fond. » Edward ne tarit pas d’éloge sur celle qu’il a soigneusement préparée le week-end dernier sur une petite 1,35m. Objectif ? « Le Grand Prix dimanche qu’on a manqué pour une faute sur l’avant-dernier au barrage. » Car après leur passage, personne ne parvint à faire mieux. Toutefois, à voir évoluer Steve Guerdat sur Albfuehren’s Maddox (finalement 4ème) et Pénélope Leprévost avec l’étalon du GFE, Excalibur de la Tour Vidal (un tour de travail soldé par une 10ème place), on se dit que la victoire dominicale n’est pas encore tout à fait jouée. 

Résultats complets : ICI