CSIO Jeunes Fontainebleau : Passe de trois pour les Tricolores
vendredi 28 août 2020

Podium CSOIP, Fontainebleau 2020
Le podium du CSIOP de l'édition 2020 © Béatrice Fletcher

Lors du CSIO Jeunes qui se tient à Fontainebleau, les Français se sont offert les trois Coupes des Nations des CSIOJ, CSIOY, et CSIOP, et avec la manière.

Doublé chez les Juniors

Dès 9 heures, les six équipes Juniors (France A et B, Suisse A et B, Belgique et Allemagne) se retrouvaient sur le Petit Parquet. Grâce à Alice Lainé (Emerald Sitte) qui signe un double sans faute, de même que Ramatou Ouedrago (GFE Up to You), Mathilde Pinault (Sea Cost Kira) qui boucle avec 8 et 0, et Eden Leprevost Blinlebreton (Quivoilà), pénalisée de 7 points en première manche et sans faute sur la seconde phase, l’équipe de France A s’adjuge une victoire méritée devant l’équipe B (Louna Garo, Rose de Balanda, Vera Desutter et Jules Orsolini). Les quatre jeunes filles, ravies, ne dissimulaient pas leur plaisir. Mathilde, 18 ans, coachée par Edouard Mathé, courait sa première Coupe des Nations en tant que junior. Tout sourire, elle rendait hommage à une « super équipe et à une jument géniale qui m'a permis de faire de belles épreuves depuis un an. Sur la seconde manche, nous avons corrigé nos erreurs, et avons toutes fini sans faute. ». Prochaine étape après la deuxième phase du Classic Summer Tour 2 la semaine prochaine, avec deux semaines en Italie.

Pour Mathilde, la rentrée universitaire se fera à Dauphine, au sein du programme Talents, l’occasion de décider si elle opte pour une carrière de cavalière ou poursuit ses études. Ramatou, 17 ans, basée à Valbonne chez Manuel Henry, et qui loue Up To You pour un an, s‘apprête pour sa part à rentrer en terminale au sein du Sport Etudes du CREPS d’Antibes, et pourra ainsi bénéficier d’horaires aménagés pour pratiquer son sport. Après le Bac, son projet est d’intégrer une école de commerce. Eden, 16 ans, se disait elle aussi ravie de sa première Coupe des Nations Junior, et de Quivoilà, propriété de sa mère, qu’elle monte depuis octobre 2019. Cette année Eden hésite encore entre le CNED et les horaires aménagés pour poursuivre ses études. « J’ai huit chevaux à travailler en ce moment, c’est dommage de rater des concours à cause de l’école. » Alice, 17 ans, associée à Emerald, 10 ans, qui appartient à ses parents depuis ses trois ans, est basée chez Timothée Anciaume pour un an, en attendant que les nouvelles écuries familiales soient construites à proximité de Rouen, mais reste très proche de son coach Emeric Azzolino et de sa mère Mélissa Tapon qui la suit depuis ses débuts. Sur le point de rentrer en terminale, Alice partage son temps entre ses sept chevaux et le CNED. Les quatre jeunes filles en conviennent, une victoire en Coupe des Nations permet d’acquérir de l’expérience, et de faire plaisir à tout le monde, notamment à la famille, aux entraîneurs et au staff fédéral.

Podium pour les Jeunes Cavaliers

Jeanne Sadran/Unforgettable Damvil, Leona Mermillod Baron/ Chanel de La Claye, Alice Vancrayelynghe/By Talma et Nina Mallevaey/ Virtuose Champeix ne sont pas en reste puisqu’elles s’adjugent la Coupe des Nations des Jeunes Cavaliers devant la Suisse. Coup de chapeau à Leona pour un magnifique double sans faute. L’équipe de France B complète le podium à la troisième place grâce à Sara Brionne Louise Mathieu, Benjamin Palatsi et Antoine Ermann. 

Carton plein pour les Poneys

Seules quatre équipes, dont deux tricolores, étaient au départ de cette ultime Coupe des Nations du jour. Grâce aux deux magnifiques sans faute bouclés par Anna Szarzewski - élève de Jean Luc Vernon - sur son gris Vaughann de Vuzit, de même qu’Ilona Mezzadri associée à Callas Rezidal Z. De leur côté, Lola Brionne et Clémentine signent respectivement 10 et 4 points. Jeanne Hirel, auteure également d’un tour parfait en première manche, n’a pas eu besoin de prendre le départ de la seconde phase. La victoire était donc dans la poche pour cette équipe de jeunes espoirs. Toutes étaient bien sûr ravies : Anna, qui courait sa première Coupe avec « son petit héros, [qu’elle a] trouvé extraordinaire », Lola, qui aura vécu avec beaucoup de plaisir cette première expérience - malgré un stop en première manche -, Jeanne, membre de l’équipe de France depuis un an, qui a particulièrement apprécié l’ambiance « super sympa » et s’est régalée. Ilona, 15 ans, vivait quant à elle l’une de ses dernières Coupes de Nations sur ce terrain que sa ponette adore, et monte déjà à cheval en CSIO Junior. L’équipe B, composée de Léo Nerzic, Agatjhe Masquelier,  Junie Buisson et Nohlan Vallat, monte sur la 2ème marche du podium.  

Le point de vue des entraîneurs 

Olivier Bost, sans surprise, confiait avoir passé une très belle journée ! « Nous avons aujourd’hui un staff fédéral et une équipe d’encadrement très performante, qui nous a rejoint voilà un an et demi et nous fait bénéficier de l’apport technique dont nous avions besoin. Les stages de l’hiver et de la sortie du confinement ont porté leurs fruits. La prochaine étape se déroulera dans deux semaines en Belgique, pour toutes les catégories, mais nous n’avons pas d’échéance européenne cette année. Nous allons travailler tout l’hiver pour aller chercher de belles médailles l’année prochaine. Les deux tiers des cavaliers d’aujourd’hui seront encore présents, tous les voyants sont au vert pour 2021. Nous sommes sur le bonne voie, c’est motivant pour tout le monde. »
Henk Nooren en convenait, même si certaines équipes comme les Pays-Bas, l’Angleterre et l’Irlande n’étaient pas là, les trois équipes A ont déroulé une très belle Coupe des Nations. « Par ailleurs, il faut signaler que nous avions aligné nos meilleurs jeunes cavaliers, alors que les belges sont en 3 ou 4* ce week end. Il faut tout de même reconnaître que le système mis en place par la FFE permet de faire progresser toutes les catégories, et pas uniquement notre groupe de cavaliers Elite. » Des propos que Sophie Dubourg approuvait : « Nous avons eu la chance d’avoir tous nos meilleurs jeunes aujourd’hui sur ce magnifique événement, ils ont répondu à tout le travail en amont lors des nombreux stages que nous avons organisé pour compenser le manque de compétitions. Certes la concurrence est faible, mais ils ont gagné avec la manière, on observe une très belle équitation, des chevaux et poneys soignés, une très belle cohésion entre le staff et les coaches dont l’adhésion est déterminante. Cette période de confinement a beaucoup rapproché les gens. Le système mis en place avec Henk Nooren, Edouard Coupérie et Bertrand Poisson a apporté la technique et la maturité. »