Didier Schauly, Champion du Monde Militaire : « La cerise sur gâteau »
vendredi 12 août 2011

Didier Schauly
Didier Schauly © Christine Marquenet

Pour sa dernière saison de compétition sous les couleurs de l’Ecole Militaire de Saumur, l’adjudant chef Didier Schauly a remporté la 5e édition du Championnat du Monde Militaire de saut d’obstacles, 16 ans après la victoire de Jean Michel Faure, actuel écuyer en chef du Cadre Noir.

« C’est vraiment la cerise sur le gâteau », précise Didier qui a souhaité prendre une retraite militaire anticipée fin octobre pour épauler son épouse Marie Line, responsable d’un centre équestre à Allonnes.

Des chevaux tirés au sort

Le championnat du monde Militaire a réuni, début août,  7 000 sportifs à Rio de Janeiro (Brésil). « Les sports équestres militaires français ont envoyé trois cavaliers en concours hippique car c’est la seule discipline où les chevaux étaient fournis par l’organisation » explique Didier Schauly. « Nous avons tiré au sort des chevaux avant chacune des quatre épreuves de saut d’obstacles et les quatre meilleurs cavaliers ont disputé une finale tournante. C'est-à-dire que chaque finaliste, deux chiliens, un brésilien et moi-même  avons monté les quatre mêmes chevaux sur un parcours raccourci. Le suspense a duré jusqu’au dernier moment puisque nous étions à égalité jusqu’à l’ultime parcours où je suis le seul à réaliser un parcours sans faute. » Si on interroge Didier sur les raisons qui expliquent ce succès mondial il précise : « Je dois avant tout cette victoire à mes coéquipiers Benjamin Courtat (Fontainebleau) et Frédéric Pougnaud (Coetquidam) et à notre chef d’équipe le lieutenant-colonel Olivier Couve. Ils étaient tellement convaincus que c’était possible…J’étais tellement heureux de leur faire ce plaisir et puis je me rappellerai toujours les bonds que faisait notre chef d’équipe à l’annonce du résultat final. Avec du recul, je crois que ma capacité à m’adapter à des chevaux différents à travers mon activité d’enseignant à la section équestre militaire de Saumur, m’a beaucoup aidé. »