Eric Navet, la grande classe
dimanche 27 juin 2010

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Eric Navet et Kiwi du Fraigneau © Béatrice Fletcher

Ils étaient une cinquantaine à s’aligner sur le Grand Prix Carrefour de clôture de l’Eté du Grand Parquet, au cours duquel Eric Navet a fait une nouvelle fois parler son talent et en s’imposant de main de maître avec Kiwi du Fraigneau. A voir l'interview et les deux manches du vainqueur

Malgré un plateau de cavaliers de qualité, et la présence de quelques uns des ténors de la discipline, tels que Roger Yves Bost, Bruno Rocuet, Jacques Bonnet, Edouard Coupérie, Eugénie Angot ou Guillaume Batillat, il aura fallu attendre le 35ème cavalier pour assister au premier sans fautes de la part de Philippe Rozier, de retour du Grand Prix de Monaco en selle cette fois sur Idéal de Prissey. Peu après Eric Navet le rejoint en bouclant lui aussi un tour d’école sans pénalités, tandis qu’une large majorité des couples en lice se voyaient pénalisés au temps, ou écopaient de fautes aux obstacles, notamment sur la ligne face aux tribunes, composée de la rivière puis d’un vertical suivi lui-même à sept foulées d’un double vertical- oxer. Au final sur les douze cavaliers invités à disputer la seconde manche, en dehors des deux sans fautes, sept se qualifient malgré un quatre points, et trois avec une pénalité de temps. Et pourtant, comme l’expliquait Jean Claude Qucques «  Globalement l’espace alloué aux cavaliers est assez confortable avec 13 obstacles répartis sur une distance de 530 mètres, et le temps limite a été calculé pour une vitesse de 375m/mn au lieu des 400 habituels. En termes de difficultés, les quatre premiers obstacles sont pour ainsi dire isolés et permettent aux chevaux de s’installer dans leur parcours, le triple est en numéro six, les cavaliers ont donc le temps de s’y préparer, et il n’y a pas véritablement de contrats de foulées compliqués. Bien sûr tout est dans l’art du pilotage et des enchaînements. » La majorité des cavaliers auront visiblement éprouvé quelques difficultés à trouver la clé de l’énigme.

En seconde manche, les cavaliers partaient dans l’ordre inverse du classement provisoire, les scores les plus lourds en tête. Au final, six sans fautes sur douze, dont ceux de Raphael Goehrs (Mistral de Ravalet), décidément très en forme, qui boucle un tour à un train d’enfer en 49.78 et termine 5ème, Erwann Auffret et Kaholin de Cluis qui franchissent la ligne en 52.53 et s’adjuge la 6ème place, Bertrand Pignolet (Magic d’Elle), pénalisé de quatre points en première manche, qui se classe 7ème avec un chrono de 50.63, Philippe Rozier, sans fautes en 52.98 prend la seconde place, tandis que la jeune Pauline Guignery prend tous les risques et pulvérise le chrono avec Meadow de l’Othain (49.19), mais conservera son handicap de 4 point de la première manche et se retrouve à la 4ème position. Dernier à partir, Eric Navet, sur un Kiwi du Fraigneau de plus en plus impressionnant d’aisance, signe un parcours de toute beauté dans un temps de 51.29 qui lui vaut une victoire largement méritée. Le « maître », incontestable, a une nouvelle fois laissé s’exprimer sa classe et sa maîtrise.