Filippo Marco Bologni, la victoire dans le sang
vendredi 18 juin 2021

Filippo Marco Bologni et Quilazio
Filippo Marco Bologni et Quilazio lors du CSIO5* de La Baule © Eric Knoll

Bien connu en France puisqu’il fut le cavalier de l’excellent Dexter Leam Pondi (Leam Finnigan), Filippo Marco Bologni a bien grandi depuis cette époque. Lors du Jumping de La Baule, il a rappelé au public français qui il était en signant d’impressionnants parcours.

« Dexter était certainement le meilleur poney au monde. Grâce à lui j’ai participé à mon premier championnat d’Europe mais depuis j’ai connu d’autres belles expériences à ce niveau », rappelle Filippo Bologni. En effet, après l’étalon gris, l’Italien aujourd'hui âgé de 27 ans est rapidement passé à cheval. « Pour être honnête je me sentais mieux à cheval donc la transition fut facile. De plus, j’ai eu la chance de rencontrer Fixdesign Chopin (Quantum) pour mes débuts. Il était incroyable. » Avec le bai, il est devenu trois fois champion d’Italie et médaillé au niveau européen. L’étalon à la retraite depuis 2018, Filippo Bologni compte désormais trois chevaux prêts pour les CSI5* : Quilazio (Quidam de Revel), Diplomat (Kashmir van Schuttershof) et Quidich de la Chavee (Président). « Certains chevaux appartiennent à ma famille mais j’ai différents propriétaires qui me soutiennent », précise le médaillé des derniers Jeux méditerranéens.

« La plus belle performance de ma carrière »

Si trois de ces chevaux sont performants au plus haut niveau, le cheval de tête de l’Italien reste Quilazio. « Il est vraiment généreux. Avec sa technique particulière ce n’est pas facile pour lui de sauter les épreuves à 1,60 mètre. Il a besoin d’être rassuré par son cavalier mais une fois qu’il a confiance il peut tout sauter. » Et le week-end dernier, il a une nouvelle fois fait preuve d’un énorme courage en signant l’un des six sans-fautes dans le difficile Grand Prix de La Baule. Un parcours qui a ravi son cavalier. « Quand j’étais jeune, l’un de mes rêves était de monter sur cette piste. Pour ma première participation, terminer sur un parcours parfait dans l’un des plus gros Grand Prix au monde fut incroyable. Avec mon double sans-faute dans la Coupe du monde de Vérone, c’est la plus belle performance de ma carrière. »
Outre, cette magnifique performance dans le Grand Prix, le jeune italien est revenu de La Baule avec une victoire sur 1,45 mètre. Il est d’ailleurs rare de voir le transalpin partir d’un concours sans classement. Depuis le début de l’année, et malgré le peu de compétitions, il a remporté six épreuves de niveau international. « Je m’élance sur chaque parcours avec l’idée de gagner. Pour moi c’est naturel puisque j’aime cette sensation de vitesse. » Cela est possible grâce au coaching de son père et cavalier olympique Arnaldo Bologni. « À la maison, je travaille beaucoup avec mon père. Il arrive cependant que Henk Nooren, qui m’a suivi lorsque j’étais jeune, revienne pour m’aider. »

Riesenbeck en conclusion

Désormais conquis par la chaleur du public français qui l’a tant fait vibrer à La Baule, Filippo va passer quelques semaines sur l’hexagone pour participer aux CSI5* de Paris, Saint-Tropez et Chantilly. « Ces concours vont être de véritables tests pour moi. Je suis sur la longue liste pour les championnats d’Europe donc je vais donner le meilleur de moi-même pour y aller. Je pense pouvoir aider notre équipe qui est en pleine reconstruction. Aujourd’hui, Chaclot et Ricardo (Pisani, ndlr) est le seul couple d’expérience pour l’équipe. Derrière, nous avons des bons chevaux comme le mien mais qui manquent d’expérience. Aller à Riesenbeck serait fabuleux ! », concluait le cavalier de la Squadra Azzura. Nul doute, le compétiteur-né qu’est Filippo va donner le meilleur à chacun de ses parcours afin de convaincre son chef d’équipe Duccio Bartalucci.