GCT: Cannes, trente ans, en perpétuelle quête de modernité.
vendredi 10 juin 2011

piste cannes
Ph : Cosinus Prod

Trente ans. Le sport équestre, le jumping en particulier n’est plus ce qu’il était. Il a évolué. Trente ans… C’est l’âge du jumping de Cannes qui a élu domicile sur le terrain des Hespérides, à deux doigts de la Croisette, pour ne plus le quitter.

Certes la déco a changé avec les modes, mais l’esprit des débuts ou le  sport et le social font bon ménage, est resté, lui, le même depuis les débuts. C’est la marque de Madame Jacqueline Bourey, qui en est aujourd’hui la Présidente Fondatrice, mais à qui rien n’échappe, de son fils François qui a pris le relais avec passion et de ses petits fils Jean Guillaume et Benjamin. Trente ans, trois générations à la gouverne et assurément un style !

Le sport lui a changé et ne cesse d’évoluer. De plus en plus vite. Le Global Champions Tour, mis au point et développé par Jan Tops en est un exemple. Cannes, dès l’origine, n’a pas manqué l’occasion de s’inscrire, comme Monaco et Chantilly, dans les semaines qui vont suivre, dans la boucle qui se finira à Abu Dhabi, fin Novembre.

Qui va gagner ?

La question qui se posait donc hier soir lors des dernières épreuves de préparation au Grand Prix Massa de la quatrième étape du GCT  c’était pour les uns « qui va gagner ? ». Oui qui pour inscrire son nom au palmarès derrière Frühmann (The Sixth Sense) en 2006,  Wathelet (Lantinus 3) en 2007, Michaels-Beerbaum (Shutterfly) en 2008, Bost(Idéal de la Loge) en 2009 ou Alexander (Itôt du Château) en 2010 ? Oui qui ? Rodrigo Pessoa, Président de l’International Jumping Riding Club(IJRC) avait sa petite idée. « Je pense que les Allemands qui restent sur leur étape de Hambourg vont être à leur avantage. Christian Ahlmann et Taloubet Z vont être prêts. Ludger Beerbaum a vraiment en vie d’être au prix avec Gotha FRH, Rolf Goran Bengtsson qui a gagné à Hambourg avec Casall La Silla est en forme et il montera ici l’excellent Ninja…Bref çà va être du bon sport ». Restait à lui demander ce qu’il pensaitde ses propres chances… « Let’s Fly  est vraiment bien… Bien dans leGrand Prix de Rome, bien hier soir ici à Cannes. Ca devrait aller. Il le faut d’ailleurs si je veux rester dans les trente meilleurs du classement mondial qui permet d’avoir un accès prioritaire à ces concours du Global Champions Tour. J’ai cédé un peu de terrain le mois dernier en glissant de la 16 ème à la 23 ème place ».

Revoir la formule

Le Brésilien ne s’attardera pas plus longtemps sur son cas, préférant s’intéresser à la formule de ces Grands Prix GCT, à l’évolution du sport… Encore et encore ! « Je me demande si la formule de deux tours plus barrage n’est pas démodée ? Ce sont de gros efforts pour les chevaux. En CSIO, exception faite de Calgary et Aix la Chapelle où les dotations sont en rapport, on a adopté la formule d’une manche avec barrage. A Doha et à Valence çà n’allait pas, à Hambourg c’était un peu mieux. Je préfèrerais un premier tour de treize obstacles un peu plustechnique où le chef de piste vise un barrage à moins de dix partants,et un barrage sur huit obstacles mais pas rabaissés ce qui est la tendance actuelle. Avec un temps serré en première manche et ce temps qui détermine le classement des quatre points on aurait une épreuve aussi intense et plus moderne ! »